mercredi 2 juin 2010

Punta del Este - 1 au 3 juin

Punta del Este est situe a 2h a l Est de Montevideo sur la cote Atlantique. Punta del Este est a l Uruguay ce que Viña del Mar (nord de Santiago) est au Chili et Mar del Palta (au sud de Buenos Aires) a l Argentine : le rendez vous de la Jet Set, surtout en été. Hors saison comme actuellement, c est une ville paisible ; une rue centrale commerçante et de grands immeubles de part et d autre le long des plages. Cote phare, sur la péninsule, de superbes maisons. Sur le port, de nombreux pécheurs préparant leur départ en mer pour la nuit en mettant les appats au bout de leurs lignes. Chose plus incroyable, environ 5 loups de mer vivent dans le port et on en a vu 3 énormes prenant le soleil sur les quais. Le symbole de la ville, que l on voit sur toutes les cartes postales, c est une sculpture sur la plage représentant les 5 doigts d une main levés comme pour toucher le ciel. C est pas spécialement beau d ailleurs. C est a Punta del Este que le Rio de la Plata devient l Océan Atlantique de l autre cote de la baie.
On est allé visiter en 20 mn de bus un autre joli coin : Punta Ballena. La, on a rencontre Annette, l épouse du peintre et artiste Carlos Paez Vilaro, aussi propriétaire du grand hôtel Casapueblo, a l étrange architecture dominant la mer. Très avenante, Annette nous a donnes une invitation pour visiter l exposition de peinture de son mari et prendre une collation dans le complexe. La vue sur la mer était imprenable, un beau moment...




Voila, c est donc ici a Punta del Este que nous terminons notre tour de l Uruguay et notre 2eme tour du monde, 2009-2010 après 10 mois 1/2 de voyage. Depuis l Himalaya, nous aurons fait un sacre périple, dévore des km de treks et des centaines de mètres de dénivelés, vécu des moments si forts que les mots sont parfois difficiles a trouver pour les conter, croise tellement de gens formidables. Mais notre tour du monde ne sera jamais vraiment fini. Il se poursuivra dans nos mémoires et a travers nos souvenirs et nos anecdotes et se prolongera dans nos voyages a venir...

Si de noche lloras por el sol, no veras las estrellas. R. Tagore
(Si la nuit tu pleures le soleil, tu ne verras pas les étoiles)

lundi 31 mai 2010

Tacuarembo et sejour en estancia - 25 au 29 mai

A 5h30 de route de Melo, Tacuarembo est situe au centre-nord de l Uruguay. C est la patrie du Gaucho, de ses traditions, de sa culture forte et omniprésente dans tout le pays, dans toute la ruralité de l Uruguay. A part le musée du Gaucho et la proximité du village natal de Carlos Gardel, la ville de Tacuarembo n a rien de particulier en elle même. On y est allé pour une expérience, pour vivre les traditions gauchesques au cœur de leur réalité dans une vraie estancia (une estancia est un ranch : c est le mot utilise en Uruguay et en Argentine, c est une Hacienda au Chili).
L Uruguay compte une centaine d estancias accueillant des voyageurs. La plupart d entre elles sont des estancias touristiques plutôt chères et assez luxueuses, proposant des activités de tourisme rural payantes. Nous, nous voulions une véritable expérience pour partager la vie et le quotidien de gauchos : nous avons passe 4 jours extraordinaires dans l estancia Panagea située a 1h30 de route de Tacuarembo en direction de Salto chez Juan Manuel et Suzanna. L estancia Panagea compte 1000 hectares de terrain et pas moins de 1600 moutons, 900 vaches, 88 chevaux, 44 cochons et des poules... L estancia appartenait au grand père de Juan Manuel ; elle est située en pleine nature, au milieu d immenses étendues vertes, avec de petites collines, des cours d eau, des pierres de granit. Nous avons d abord appris a seller les chevaux : les selles des gauchos sont différentes, plus confortables, recouvertes d une peau de mouton. Le mors lui aussi est diffèrent, plus long dans la bouche du cheval. Les rênes se tiennent d une seule main, autre différence. Notre quotidien consistait a monter a cheval matin et après midi pour aller chercher le bétail -moutons ou vaches-, le rassembler, l emmener dans le corral pour le vacciner, le traiter contre les parasites ou encore sélectionner les bêtes devant partir a la vente ici ou la. Belinga et sa famille habitent et travaillent dans l estancia de Juan Manuel. Avec son chapeau, son poncho et sa petite moustache, Belinga a tout du parfait gaucho. L épouse de Juan Manuel, Suzanna est d origine Suisse allemande ; sa gentillesse et sa générosité nous ont beaucoup marques et touches. Leur petite fille Darma a 11 mois et déjà elle semble apprécier de se tenir sur un cheval ! Une vraie petite Gaucha pour l avenir ! Cette expérience dans l estancia sera inoubliable, nos chevauchées pour conduire le bétail en traversant de splendides étendues vertes nous ont charmes. Le paysage est vraiment attachant. D autant qu on a aussi rencontre d autres voyageurs très sympas : Kim, de Suède ; Stéphanie et Luke d Australie. Dans l estancia Panagea, pas d électricité : un générateur permet juste d avoir de la lumière de 18h a 22h. Le reste du temps on utilise la bougie ou le beau feu de cheminée pour des soirées chaleureuses.
Être Gaucho est d abord un mode de vie en Uruguay : c est chevaucher libre dans des étendues sans fin ; c est une capacité extraordinaire a dompter et comprendre les bêtes. Comme on l a lu : la douleur du gaucho s exprime et s estompe dans les vastes étendues qui sont les siennes ; en ville, la douleur du gaucho se fond dans le tango, aux sons nostalgiques. Tango, vie rurale et traditions gauchesques sont donc étroitement mêlées en Uruguay...
Si l Uruguay ne compte que 3,5 millions d habitants, il compte 10 millions de têtes de moutons et 11 millions de vaches. 86 % des terres du pays sont dédiées a l agriculture, d ou son extrême ruralité et son élevage extensif ; l Uruguay est le 5e pays producteur de laine de mouton.




La vidéo :



Vidéo accompagné des musiques :
-Poupine de Popof pour le générique d'introduction
-Melodinette de Popof
sur http://www.jamendo.com/fr/

Nous sommes repartis les 30 et 31 mai sur Montevideo a 5h30 de bus de Tacuarembo ou nous avons retrouve nos amis Johanna et Pascal que nous avions rencontres en Inde. Il leur reste 2 mois et demi de voyage et ils vont poursuivre en Bolivie et au Pérou. On a de nouveau passe de supers moments ensemble et on en avait des tonnes de souvenirs et d anecdotes a partager sur nos 6 mois de voyage respectifs depuis notre rencontre en Inde !

dimanche 23 mai 2010

Melo - 23 au 24 mai

On est ici en mauvaise saison, le temps n est pas top, beaucoup de choses sont fermees. On est reparti le 23 mai matin de Chuy jusqu a la ville de Treinta y Tres -a 3h de route plus au nord-que nous avons visitée en attendant la connexion du bus pour la ville de Mélo encore plus au nord Est, non loin du Bresil. C est dimanche et tout est vide. Il y avait quand meme un marche a Treinta y Tres mais rien de génial. Les paysages s ouvrent sur l horizon et leur platitude permet de voir tres loin, jusqu'aux limites du regard. Ce sont ceux d une jolie campagne mais c est un peu monotone, même si on y voit de très nombreux troupeaux de vaches -car la vache est a l Uruguay ce que le mouton est a la Nouvelle Zelande !- qui paissent dans des palmeraies parfois, ou dans des pres bien verts. Pas étonnant que l Uruguay ait remporte le prix Guinness des records en 2008 avec une parrilla géante de 12 000kg de viande et un barbecue de 1500m de long. De quoi devenir définitivement végétarien ! Les villes sont petites ou moyennes et sont toutes sur le même modèle, une place centrale, peu animée, d ou partent des ruelles aux maisons basses et un peu quelconque. Le pays ne respire pas la vie... Bon, l Uruguay c est pas notre destination préférée, soyons clairs.
On continue de monter plus au nord, a Tacuarembo et on cherche pour passer quelques jours dans une estancia -un ranch- quelque chose de couleur locale qui mette un peu de piment dans tout ça !!!

Chuy - 21 au 23 mai

Chuy, situe a l extrême Est de l Uruguay et a 1h de Punta del Diablo, est la ville frontière avec Chui au Bresil. Chuy et Chui se partagent une rue tres commerçante avec de nombreux magasins detaxes, il suffit de traverser la rue. Il y a plus de magasins a Chuy qu'a Chui, on y trouve parfum, alcool... et on peut dénicher quelques bonnes affaires sur des vêtements de marque. On a fait laver notre linge a Chui -donc au Brésil si vous nous avez suivis-. Cote Chuy, la rue s appelle Avenida Brasil et cote Chui, Avenida Uruguai. Les gens parlent un mélange d espagnol et de brésilien impossible a comprendre, avec un débit incroyable... difficile de les arrêter. On mange aussi mal et gras a Chuy qu a Chui : on trouve de nombreux restaurants tenedor libre, la version américaine de all you can eat. De la quantité mais pas de la qualité... Des qu on sort de la rue commerçante, Chuy n est qu un petit village aux rues a peine goudronnées.
On est allé le Parc de San Miguel situe a quelques km de Chuy. Un joli parc avec un fort construit en 1734 par les Espagnols et renforce par les Portugais en 1737. Le fort San Miguel est plus petit que celui que nous avons visite dans le Parc de Santa Térésa mais plus mignon et surtout il est dans un très beau décor. Palmiers, figuiers de barbarie, cactus, oliviers... et une vue sur le parc avec lagunes et collines. Comme celui de Santa Térésa, le fort de San Miguel a été transforme en musée permettant d imaginer la vie de l infanterie dans le fort a l'époque. A cote du fort, deux musées intéressants : le musée criollo avec des attelages et des matériels agricoles des 18 et 19e siècles et le musée Indigène qui présente la culture et l habitat des Indiens Churruas qui habitaient l Uruguay a l'arrivée des colons. Refusant pour la plupart l acculturation forcée, ils ont ete progressivement extermines puis définitivement massacres en avril 1831 a l aube de l'indépendance du pays, un terrible génocide qui a mis fin au passe de l Uruguay.

jeudi 20 mai 2010

Punta del Diablo - 19 au 21 mai

Punta del Diablo est un drôle de petit village construit dans les dunes bordant la plage. C est plutôt un village de pécheurs, a 2h a l Est de la Pédréra. En fait, Punta del Diablo, c est ni beau ni moche, c est... différent ! On lui trouve un air `grunge` avec ses maisons de bric et de broc, désordonnées, certaines sur pilotis, d autres de couleur carrément mauve ou dans des tons bizarres. Les vagues déferlent ici toujours aussi sauvagement sur l estran. Il ne fait pas trop froid mais le temps est a l'humidité, beaucoup de moiteur dans l air.
Non loin de Punta del Diablo, on est allé visiter le Parc Santa Térésa avec de beaux oiseaux et de tres beaux arbres. Il faut dire que l Uruguay abrite 450 espèces d oiseaux différentes, avec des flux migratoires toute l'année. Dans le Parc, la forteresse Santa Térésa construite par les Portugais en 1762, restaurée au début du siècle et transformée en musée ; très intéressant. Cette forteresse a été reprise par les Espagnols et fut le lieu de longues batailles entre Portugais et Espagnols. D ailleurs, toute une série de forts ont été ériges le long du Rio de la Plata a la même époque.
On n est pas dans la saison la plus favorable pour visiter le pays, dommage car en été, on peut voir a Punta del Diablo et du cote de Cabo Polonia un peu plus a l ouest, des lions de mer et des baleines -la ballena franca austral-.



On repart demain 21 mai pour Chuy, ville frontaliere avec le Bresil.

mercredi 19 mai 2010

La Pedrera - 16 au 19 mai

La Pedrera est un village de quelques centaines d habitants situe dans le département de la Rocha a 4h de bus a l Est de Montevideo. Le long de la route, des champs et des prés bien verts a perte de vue avec des vaches : un paysage sans surprises, sans tourments, sans complications ; comme si tout, toujours, devait demeurer paisible.
Hors saison, comme c est le cas actuellement -la haute saison étant entre novembre et février/mars-, quasi tout était ferme a la Pedrera : on a quand même trouve a se loger dans un appart-bungalow avec vue sur l'océan, négocie moitie prix. Les propriétaires plus que charmants. En pleine saison, 90 % des touristes de la Pédréra sont argentins, les autres venant essentiellement d autres pays d'Amérique Latine et surtout du Brésil tout proche ; peu d'Européens visitent l Uruguay. En tout cas il y a de superbes baraques a La Pédréra, dignes des plus belles maisons d architecte avec grandes baies vitrées donnant sur l'océan. Un océan aux vagues déchainées avec quelques surfers. Beaucoup de vent et un soleil aux couleurs d automne. On a fait de longues balades sur la longue longue plage et sommes allés visiter le village de la Paloma a 9 km et son joli phare datant de 1870 sur le Cap Santa Maria.
La visite de l Uruguay, c est tout sauf une course aux merveilles. C est la découverte et la visite de choses simples, simplement. C est un pays paisible avant tout. Et il me revient une citation lue a Montevideo d un certain D. Viscott qui convient tout a fait au pays : `Si no puedes hacer cosas grandes, puedes hacer cosas pequenas de una gran manera` (si tu ne peux pas faire de grandes choses, tu peux en faire de petites avec grandeur).




On est reparti le 19 mai pour Punta del Diablo, un village de pecheurs plus a l Est sur la cote en direction du Bresil.

samedi 15 mai 2010

Montevideo - 14 au 16 mai

On a mis 2h30 pour venir a Montevideo, capitale de l Uruguay, depuis Colonia del Sacramento. Un bien court trajet par rapport a ce qu on a connu tous ces temps ! D ailleurs il nous semble déjà que 2 choses seront ici en Uruguay, foncièrement différentes : les distances justement, quand on aura fait 5h de route on aura traverse presque tout le pays ! Et puis la platitude des paysages : une colline de 100 m est déjà un haut sommet !
L Uruguay est un petit pays enclave entre deux géants -Argentine et Brésil-qui compte 3,5 millions d habitants dont la moitie vit a Montevideo. Le reste de la population étant très urbanisée, autant dire qu il reste de la place dans le campo pour ceux qui veulent s y installer... Montevideo est une capitale beaucoup plus modeste et moins clinquante que sa comparse Buenos Aires. On lui trouve même un air vieillot et tristounet, tourne vers le passe. Ici moins de belles façades, plutôt des rues sombres et souvent sales. Ce que les deux villes ont en commun, malheureusement, c est un grand nombre de pauvres fouillant dans les poubelles, quitte a rentrer dedans complètement ; car ici les poubelles sont très grandes. On voit régulièrement dans les rues de Montevideo, des carrioles a cheval tirées par des personnes faisant le tri des poubelles pour en retirer carton ou papier. Il faut dire que l Uruguay a beaucoup souffert de la crise argentine du début des années 2000 et a sans doute plus de mal a s en remettre.
L'artère principale de Montevideo c est l Avenida 18 de Julio. Très commerçante et plutôt agréable, elle va jusqu’à la place de l Indépendance d ou démarre la ciudadela, la vieille ville qui se prolonge presque jusqu'au port. Le marche du port est très sympa, c est le lieu idéal pour déguster asados et parrillas : par dizaine, des comptoirs avec toutes sortes de viandes, saucisses, boudins et autres tripailles cuisant sur des barbecues géants. Notre taux de cholesterol a du monter en flèche depuis qu'on est en Amérique Latine... et c est donc pas fini car l Uruguay est le pays du bétail par excellence, le pays du gaucho selon la pure tradition : ce cavalier insoumis, a l esprit libre et rebelle qui a joue un rôle déterminant ici, comme en Argentine, dans l'indépendance du pays.



On repart demain 16 mai pour La Pedrera a l Est de Montevideo sur la Cote Atlantique, en espérant que la couleur de l eau sera plus engageante qu'ici, couleur marron terre... et que le temps va s améliorer. Hier il faisait grand beau mais aujourd’hui c est une vraie journée d automne. On reviendra a Montevideo en fin de mois ; on a donc pu alléger nos sacs pour repartir plus légers. On visitera alors certains des nombreux musées de la ville, culturellement assez riche.

jeudi 13 mai 2010

Colonia del Sacramento - 12 au 14 mai

On a pris un ferry de la compagnie Buquebus pour traverser l estuaire du Rio de la Plata entre Buenos Aires et Colonia del Sacramento en Uruguay, il faut 3 heures. Il existe des bateaux express qui font la traversée en 1h mais c est plus cher. Notre ferry était très bien.
Colonia del Sacramento est une petite ville créée par les Portugais en 1680 en plein territoire espagnol compte tenu de sa position stratégique au bord du Rio de la Plata. Les Espagnols ont bien sur riposte et les deux pays se sont battus pendant prés de 100 ans... Le quartier historique de Colonia est agréable, rues pavées, maisons colorées, promenades le long du fleuve plutôt marron que bleu ; ses eaux ne font pas rêver.
Ce qui est marrant, c est qu'on a vu plein de vieilles voitures dans les rues de Colonia, garées la sans doute depuis des années... comme si le temps s'était fige. De quoi ouvrir un beau musée ou faire plaisir aux collectionneurs !
Colonia est le rendez vous des Porteños qui viennent passer la journée pour s aérer, les prix des logements y sont donc élevés. Colonia c est joli, mais pas besoin de s y attarder plus que ça.



On continue notre route et partons pour Montevideo le 14 mai.

samedi 8 mai 2010

Buenos Aires - 7 au 12 mai

On a mis 19h pour parcourir les 1300km qui séparent Puerto Iguazu de Buenos Aires. Mais on a pu dormir un peu car le bus était particulièrement confortable avec un service a bord de diner et petit déjeuner (compagnie de bus Rio Uruguay). Federico et Ingrid, le couple de Buenos Aires qui nous avait pris en stop sur l ile de Chiloe au Chili ou ils étaient alors en vacances, sont venus nous attendre a la gare routière. Ca fait drôlement plaisir d'être attendus quelque part ! D autant qu on avait deja bien sympathise tous les 4.
On loge en plein centre de Buenos Aires, sur l immense Avenue de Mayo, et de notre fenêtre on voit l Avenida 9 de Julio, l une des plus larges du monde (jusqu'a 140m). Buenos Aires capitale federale compte 3 millions d habitants et 13 millions si on y ajoute les alentours : c est la 2eme plus grande métropole d'Amérique du Sud après Sao Paulo au Brésil et l une des 10 plus grandes du monde. Buenos Aires est située au bord de l estuaire du Rio de la Plata long de 290km et large de 48km. Il sépare l Argentine et Buenos Aires de l Uruguay et sa capitale Montevideo. Buenos Aires a parfois des airs de Paris avec ses immeubles de style Haussmanien. On s est balade dans les rues piétonnes Lavalle et Florida tres animées le soir, plein de restos, cafés... Avec nos amis Porteños (c est ainsi qu on appelle les habitants de Buenos Aires) et 2 étudiants lillois loges en couchsurfing par Federico et Ingrid -Tiphaine et Francois Xavier- on a visite le quartier de la Boca avec sa calle Caminito, ses maisons multicolores, ses boutiques de souvenirs au gout de tango et ses nombreux bars avec spectacles de rue de tango. Puerto Madero est un quartier chic, anciens docks récemment rénoves au bord du Rio de la Plata avec un petit port sympa et un beau bateau a voiles datant de 1899 a visiter. Une promenade très agréable longe le fleuve, pas mal de verdure, le tout domine par de nouveaux gratte-ciels d habitations. On a bien aime ces 2 quartiers, chacun dans leur genre. De Puerto Madero, on peut rejoindre la Plaza de Mayo et le palais rose du gouvernement en traversant le Puente de la Mujer sur le Rio de la Plata. Le quartier de San Telmo est quant a lui plutot boheme avec ses rues pavées et ses nombreux spectacles de rue. Le dimanche a lieu la feria : on pensait qu il s agissait d une brocante mais c est pas le cas ; la rue principale de San Telmo qui part de la Plaza de Mayo est remplie de vendeurs d artisanat. Le quartier de Palermo Viejo, assez tranquille, ne nous laissera pas un souvenir impérissable, et heureusement qu'on n y loge pas car il est loin des stations de métro et donc excentre par rapport au centre ville. On lui a préféré Recoleta avec ses cafés et son énorme ficus plante en 1800. Le Microcentro est le quartier des affaires avec la banque centrale d Argentine et plein d autres banques qui affichent en chiffres lumineux les valeurs de l euro et du dollar. Le métro de Buenos Aires fait assez vieillot ! Et pour cause : c est le 1er métro de l'hémisphère sud a avoir été mis en service en 1913. Il est toujours bonde, c est une horreur ! L'intérieur des wagons de certaines lignes est en bois comme dans nos anciens tramways. Rien a voir avec les super métros qu on a connus a Hong Kong ou Sydney.
On ne pouvait pas quitter l Argentine et Buenos Aires sans assister a un spectacle de tango argentin ! On a donc passe une soirée qui a commence par un cours d une heure de tango avec l enchainement de quatre pas sur 6 ou 8 temps avec le gancho (mouvement de jambe droite de la dame entre celles du monsieur) et des tourniquets de la dame entre les bras de son homme... pas si facile de ne pas se marcher sur les pieds et d'éviter de se donner des coups dans les mollets ! Ensuite un super spectacle avec diner bien arrose de vin rouge, un syrah de la région de Mendoza. Le tango est une danse très sensuelle et les entrejambes sont impressionnants...

On part le 12 mai pour l Uruguay avec un premier arrêt a Colonia del Sur, a 3h de bateau de Buenos Aires en traversant le Rio de la Plata.

jeudi 6 mai 2010

Puerto Iguazu / chutes d Iguazu - 3 au 6 mai

Entre Posadas et Puerto Iguazu il y a quand même 300 km, on a mis 5h de bus. Puerto Iguazu est situe a l extrémité Est de la corne de l Argentine, au confluent des puissants Rios Parana et Iguazu et aux frontières avec le Brésil et le Paraguay. D ailleurs, on voit les trois frontières et les deux rivières depuis un point précis de la ville. La couleur de la terre est rouge, c est comme de l argile et la végétation tropicale, il fait chaud et humide. Quel changement avec le désert de ces dernières semaines !
On est bien sur allés visiter les superbes chutes d Iguazu, parmi les plus importantes du monde : 280 cascades qui chutent de 70 a 80 m de haut, le spectacle s etirant sur plus de 2,5km. C est aux chutes d Iguazu qu a ete tourne le film Mission de Roland Joffe. Les chutes du Niagara a cote, font bien rikiki ! C est tellement beau qu'on en a les larmes aux yeux. On voudrait que notre mémoire nous soit fidèle longtemps, pour garder le souvenir de ces images ancre pour toujours. C est sans doute l une des plus belles choses que l on ait vue au cours de nos voyages. Éblouissant, d autant plus que le niveau de l eau était très haut, on s est fait pas mal mouiller en passant sur les passerelles tant la puissance des embruns est importante. A chaque angle de vue différent, c'était un nouvel extase. On est allé voir les chutes a la fois cote brésilien et cote argentin, les deux valent la peine sans aucun doute. Cote brésilien, la visite dure environ 2h30, les passerelles sont moins nombreuses. Le tour cote argentin est plus long (circuit inférieur et circuit superieur), même si, compte tenu du niveau de l eau, la terrible garganta del diablo et l isla San Martin étaient fermées. En prime, on a eu plusieurs fois de magnifiques arcs en ciel qui semblaient traverser les chutes.
Dans le parc, on a parcouru ensuite le sentier Macuco a travers la jungle, environ 3h de marche AR. A vrai dire, on l a trouve un peu monotone... mais on a quand même vu des mygales, des fourmis énormes et un animal de la famille des fourmiliers appelé goato. Par contre ni puma, ni jaguar pour lesquels la brochure du parc nous donnait quelques consignes !!!... en cas de rencontre fortuite...
Au Brésil, on est aussi allé visiter le barrage hydraulique d Itaipu, co exploite par le Bresil et le Paraguay. C est le plus puissant barrage du monde : sa construction a démarré en 1975, les premières turbines ont fonctionne des 1984. Il a atteint sa pleine puissance avec ses 20 turbines en 1991. Il produit 14 millions de kWh, et répond aux besoins en électricité du Brésil pour 25 % et pour 90 % a ceux du Paraguay. Le barrage des Trois Gorges en Chine mis en service en 2009 est plus grand mais Itaipu demeure plus puissant. C est très impressionnant.
Au Brésil toujours, on est allé visiter le Parque de las Aves, un parc avec 800 espèces d oiseaux d'Amérique du Sud en semi liberté. On rentre dans les cages, c est super. Plein de toucans, de flamands, de papillons, d espèces inconnues pour nous, plein de belles couleurs partout tout autour de nous. On y voit aussi des boas et des anacondas.

chutes Iguazu cote argentin



chutes Iguazu cote brésilien



parque de las aves (Bresil)



On repart en fin d'après midi ce 6 avril en bus pour Buenos Aires et arriverons demain matin. Soit environ une nouvelle étape entre 17 et 20h de bus... On finit par être rodes !!!

dimanche 2 mai 2010

Posadas - 2 au 3 mai 2010

On a donc enchaine les trajets depuis San Pedro de Atacama (Chili) en revenant sur Salta (Argentine) en 12 h de bus le 30 avril puis le lendemain 1er mai, bus de Salta a 15h et arrivée a Posadas le 2 mai a 8h30 du matin. On s'était pris cette fois des places en cama (couchettes), c est pas un vrai lit ! mais c est mieux que les semi-cama que l on prenait habituellement même la nuit. La route est rectiligne, sans surprise depuis Salta. On a change de paysage : a nouveau des arbres et de la verdure ! et de climat : plutôt de type tropical humide ici. Rien de spécial a Posadas, c est une grande ville de prés de 250 000 habitants. Sa particularité tient au fait qu elle est située dans la corne Est de l Argentine, face au Rio Parana -le deuxième plus grand fleuve d'Amérique du Sud après l Amazonie- et au donc face au Paraguay sur l autre rive. Un pont d environ 2,5 km permet de joindre Posadas l argentine a Encarnacion la paraguayenne. Le dimanche, les villes argentines sont mortes, tout est ferme ; on a même eu du mal a trouver a manger. Finalement on s est offert une bonne parrillada en centre ville (viandes cuites au barbecue) et un flan maison en dessert. En Argentine, les flans sont particulièrement bons, on les conseille (flan caseros). Globalement, on aura bien mieux mange en Argentine qu au Chili, c est plus varie.
On voulait prendre un bus pour aller visiter les missions jésuites et en particulier celle de San Ignacio qui a été restaurée. Mais il pleuvait tellement genre tempête, qu'on a laisse tomber et on est parti directement sur Puerto Iguazu, a l extrémité de la corne Est de l Argentine. En fait, on aurait du aller directement passer la nuit au village de San Ignacio situe a 65 km a l Est de Posadas pres des missions. Tant pis !

mercredi 28 avril 2010

San Pedro d Atacama - 27 au 30 avril

En moins d une heure, nous avons parcouru en mini bus les 47 km qui séparent la frontière boliviano-chilienne située a 4200m, de San Pédro de Atacama (Chili) a 2500m. La différence de température est immédiatement notable ! San Pédro est un village touristique mais qui a garde beaucoup de charme. Situe dans le salar d Atacama, lui même en plein désert d Atacama, ses maisons sont basses, en pise, blanches ou ocres ; les rues en terre. Depuis la place centrale de San Pedro, on a une très belle vue sur le volcan Licancabur qui domine la ville du haut de ses près de 6000m. La petite église coloniale blanche de San Pedro, du 17 e siècle, a beaucoup de charme avec sa charpente en bois de cactus.
On est allé visiter la Vallée de la Lune et la Vallée de la Mort, situées a une vingtaine de km de San Pédro. Les décors travailles par l'érosion depuis des millions d'années sont spectaculaires : roches aux pics acérés, montagnes stratifiées en couches de différentes couleurs, anciens champs géothermiques et de geysers, grottes et gorges, roches contenant du quartz et du sel... et surtout des dunes de sable immenses comme en plein Sahara. Au sommet de l une d entre elles, on est monte voir le coucher de soleil et les couleurs changeantes des montagnes et du Licancabur. Le ciel était malheureusement voile, le résultat n'était pas celui escompte sur ce coup la !!!

San Pedro de Atacama



Valle de la Luna



Le 30 avril on a pris un bus de San Pedro de Atacama (Chili) pour retourner a Salta (Argentine) : 12 h de bus par la Ruta 52, très bien goudronnée. La route sillonne désert puis montagnes autour de 4000m tout le long. Des paysages grandioses et vertigineux surtout autour des Salinas Grandes (ou nous étions déjà allés lors de notre tour en voiture autour de Salta), c est la partie la plus spectaculaire.
De Salta, des le lendemain 1er mai, on a repris un bus pour Posadas, plein Est Argentin (voir suite dans 16-Argentine/Posadas) - 17 h de bus.

samedi 24 avril 2010

Uyuni et le Sud Lipez - 23 au 27 avril

Nous sommes arrives a Uyuni après 7h d un trajet en bus assez infernal depuis Tupiza. Certes, on aurait pu prendre le train mais il quitte Tupiza en fin d'après midi et arrive a Uyuni en pleine nuit. Et on n aime pas ça, car c est toujours un peu angoissant d arriver en pleine nuit quelque part, donc on a pris le bus. Un mini bus inconfortable dans lequel on a été secoues comme des pruniers... La route Tupiza- Uyuni est une piste non goudronnée : elle est quand même damée jusqu'au village poussiéreux d Atocha ou on s est arrêté pour manger (une banane et du pain) en tachant désespérément de ne pas avaler la poussière soulevée par les rafales de vent. Ensuite on roule sur du sable ou pire, sur des cailloux pendant des heures. Aie aie, aie... Heureusement les paysages sont a couper le souffle mais mieux vaut ne pas avoir le mal des montagnes (on passe au dessus de 4000 m une bonne partie du trajet), ni le mal des transports, sinon on est cuit ! Quelle beauté quand même : on passe plusieurs cols, on remonte et on redescend encore et encore, puis les hauts plateaux arides avec plein de troupeaux de lamas. Le pire dans ce bus, c'était de supporter le bruit : celui du moteur bien sur mais surtout celui d une vieille télé avec le son pousse a fond, en plus d une radio qui jouait des chansons locales, avec en plus un ou deux portables au son grésillant... On était au dessus des décibels acceptables par nos petites oreilles... Le bruit, dans toute l'Amérique du sud, c est quelque chose !!!
Uyuni est une petite ville tranquille, en plein désert, a 3700 m d altitude. Il n y a pas grand chose a part la place centrale ou se dresse la tour horloge, d ailleurs pas a l heure. Mais bon, on aime bien. Lors de notre voyage en Bolivie en aout 2003, on était déjà venu et on avait déjà fait le tour de 3 jours dans le Sud Lipez. Mais c est tellement exceptionnel, qu on a saisi l occasion d y retourner. Ces paysages sont parmi les plus sauvages de la planète, on est sur l altiplano entre 4000 et 4800m d altitude et on voit de très nombreuses vigognes, autre animal de la famille du lama dont la laine est particulièrement fine et recherchée.
On a eu de la chance de pouvoir faire notre tour car la semaine d avant, des campesinos et des ouvriers de la mine de San Cristobal d or et d argent, bloquaient toutes les jeeps pour faire pression sur le gouvernement et demander des conditions de vie et de travail meilleures. Il faut dire que la Province du Sud Lipez est la plus pauvre de la Bolivie. Le blocus s'était calme ; le gouvernement ayant promis de nationaliser la mine appartenant a des capitaux étrangers (essentiellement japonais). Il a aussi présente un programme de développement des accès a l eau et a l'électricité pour la population. Mais la situation reste tendue.

D Uyuni a la frontière boliviano-chilienne et San Pedro de Atacama (Chili)
On a donc réserve un tour de 3 jours auprès d une agence d Uyuni (le choix ne manque pas) et sommes partis en jeep avec chauffeur avec 4 Anglais avec qui on s est très bien entendu : Holly et Olivia pour les filles (du sud de l Angleterre) ; Ben (du Yorkshire) et Jamie (de Londres) pour les garçons. Ils avaient des mp3 avec de la super musique, ça faisait longtemps qu on en avait pas écouté !
Le premier jour, on traverse le salar d Uyuni, le plus grand lac sale du monde avec 200 000 km2 (pour mémoire les Salinas Grandes d Argentine dans la région de Salta font 12 000 km2). Le clou de la journée, c est la isla del pescado, une ile qui se dresse avec des centaines de cactus en plein milieu du salar. Depuis le sommet de l ile, la vue est imprenable sur le salar. Le soir, on a dormi dans une auberge du village de San Juan situe au sud du salar ; un village hors du temps.
Le deuxième jour on passe de lagunes en lagunes avec leurs oiseaux et leurs flamands roses. Malheureusement on a pu constate combien elles s étaient asséchées depuis 7 ans... incroyable. Le changement climatique est incrimine. D ici 5 ans, il n y aura surement plus d eau du tout. La couleur blanche du bore autour des lagunes est celle qui prédomine déjà, les montagnes rouges ou ocres ne se reflètent déjà plus dans les lagunes qui selon l heure changeaient de couleur. Le spectacle reste malgré tout magique, mais c est tellement dommage. On a dormi le soir au refuge situe au bord de la Laguna Colorada, plus que spartiate... on a partage une chambre avec nos amis Anglais.
Le troisième jour commence des 5h30 du matin. On est parti de bonne heure pour voir le lever de soleil sur les geysers, semblables a des cones de volcans en éruption. Incroyable. Et puis les eaux thermales, sources naturelles autour de 40 degrés et enfin direction la Laguna Verde dominée par le superbe volcan Licancabur (pres de 6000m) que Patrice avait d ailleurs gravi il y a 7 ans. Il marque la frontière entre la Bolivie et le Chili ; seule la Bolivie a un poste douanier dans un cabanon. En arrivant a proximité du Chili, il y a des postes militaires compte tenu des relations tendues entre la Bolivie et le Chili ; ce dernier refusant a la Bolivie un accès a la mer.
Du poste frontière, on a pris un bus pour descendre sur San Pedro d Atacama au Chili ou l on passe la frontière chilienne en arrivant, avec le même bazar chaque fois qu'on rentre au Chili pour le contrôle de la nourriture (interdite). Seulement 47 km pour descendre sur San Pédro et passer de 4200 m a 2500 m d altitude. Tout le long, on a une superbe vue sur le Licancabur tandis qu on voit San Pédro tout petit, tout en bas, au milieu du désert d Atacama...
Voir la suite dans 15- Chili/San Pedro d Atacama.

village Uyuni



Salar et Sud Lipez

Tupiza - 21 au 23 avril

L Argentine c est bien, mais on avait envie de dépaysement... En Bolivie, c est chose faite ! Nous avons pris un bus de Salta a 7h du matin pour la frontière La Quiaca (cote argentin) et Villazon (cote bolivien) ou nous étions 6h après. Quant on pense que La Quiaca, dernier pueblo argentin avant la Bolivie est a exactement 5121 km d Ushuaia... on se rend compte du chemin parcouru... Les paysages sont superbes, c est le prolongement de la Quebrada de Humahuaca jusqu a Tres Cruces, puis on arrive sur un haut plateau desertique. De Villazon, village poussiéreux, on a pris un train pour Tupiza, a 3h de train plus au nord. A Tupiza, pas grand chose a vrai dire, a part plein de boutiques ou faire des photocopies (on se demande pourquoi il y en a tant !) et des restos de pizzas qui se ressemblent tous. Mais on a retrouve l'atmosphère bolivienne avec plaisir. Les dames sont toutes petites et rigolotes avec leur chapeau melon, leur jupe bouffante (au moins 10 epaisseurs de jupon, sous-jupe et sur-jupe...), leur collant quelle que soit la température. Leurs cheveux sont tresses et prolonges avec de la laine. A Tupiza, on s est surtout repose du long trajet de la veille et pris plaisir a deambuler a la rencontre de la population. Notre destination suivante des le 23 avril : Uyuni au nord ouest de Tupiza.

vendredi 16 avril 2010

Salta et sa region - 14 au 21 avril

20 heures et 3 changements de bus plus tard depuis les Parcs del Valle Fertil, nous sommes arrives a Salta le 14 avril en fin de matinée, plutôt (tres) fatigues... Salta est la plus grande ville du nord ouest argentin, située a 1200 m d altitude et dominée par le Cerro Torre a 1500 m, au sommet duquel on est monte en téléphérique pour avoir un beau point de vue sur la ville et les montagnes alentour. Salta est une jolie ville mais on a quand même été un peu decus car on s attendait a une ville de taille plus modeste avec une architecture coloniale plus omniprésente. En réalité le quartier historique est limite aux rues centrales autour de la Calle Caseros et de la Place 9 de Julio avec sa très belle cathédrale ; le couvent San Bernardo et l'église San Francisco. Beaucoup de circulation dans la ville ; on est loin des superbes villes de style colonial que l on peut voir au Mexique par exemple. Au de la de ça, Salta est surtout le point de départ de découvertes des vallées situées au sud en direction de Cafayate et au nord, des hauts plateaux en direction de la Bolivie. On a loue une voiture sur 5 jours (une petite Corsa 3 portes) pour découvrir toutes ces merveilles...
1er jour : On est allé de Salta a Cachi, un petit village, très ancien, maisons aux murs blanchis a la chaux, situe a 2200m d altitude. La route n est pas goudronnée tout le long, de loin s en faut, mais elle est praticable. Le décor est a couper le souffle : on passe par des montagnes rouge et vert, on grimpe jusqu'au Col Piedra del Molino a 3400 m juste après avoir fait un petit détour par la Vallée Enchante... Après le Col, on traverse la Recta Tin Tin, un grand plateau aride a 3000m avec des montagnes de part et d autre et surtout des cactus immenses, jusqu'a 7 m de haut, et de toutes les formes, des guanacos au milieu... Incroyables ces cactus, un vrai bonheur ces paysages si inhabituels, on voulait tout photographier avec nos yeux, avec nos sens...
2eme jour : On a récupéré la Ruta 40 de Cachi a Cafayate qui oscille entre chemin de terre étroit et piste caillouteuse. On est loin de ce qu on imagine être une route nationale et pourtant ! On traverse de petits hameaux ou villages qui, s ils n ont que quelques maisons en pisé, ont toujours leur belle église blanche. Entre Cachi et Molinos, on voit les habitants travailler dans les champs et faire sécher les piments ou bien tisser des ponchos en laine de mouton ou de lama. Le paysage est surtout intéressant quand on traverse la Quebrada de las Flechas avec ses roches acérées qui grimpent au ciel. A Cafayate on a visite une bodega et goute au vin local, notamment cabernet sauvignon et malbec. La region de Cafayate est une autre grande région productrice de vins d Argentine.
3eme jour : De Cafayate a San Salvador de Jujuy, la route est goudronnée, ca repose. On traverse sur 50 km, jusqu'au hameau Alemania, la magnifique Quebrada de la Conchas qui longe le Rio du même nom. C est sans doute cette Quebrada qu on a préférée entre toutes. Splendide, admirable, on manque de qualificatifs. Des dégradés de couleurs parfaits entre blanc, ocre, rouge et marron, une merveille. Ensuite, la route 9 entre Salta et Jujuy traverse une foret dense et humide, presque tropicale. Elle est très étroite et sinueuse, en balcon ; elle est tres chouette mais il ne faut pas être presse...
4eme jour : Notre itinéraire nous a permis de visiter les villages de la Quebrada de Humahuaca entre Jujuy et le village de Humahuaca. Ils se ressemblent un peu tous finalement : une place centrale vivante avec une église blanche et des rues pavées avec des maisons basses en pise. Ce qu on a plus particulièrement aime sur ce tronçon : la posta del Hornillos, une halte créée par les Espagnols a la fin du 18e siècle, permettant aux voyageurs de changer leurs montures. Admirable aussi la vue sur la paleta del pintor (la palette du peintre, montagne striée de dégrades époustouflants) depuis les hauteurs du petit cimetière fleuri du hameau de Maimara ; et la vue sur toute la Quebrada qu on a depuis l ancien village de Pukara qui domine le village de Tilcara. On se promène entre les cactus de plusieurs mètres de haut, c est impressionnant. On a dormi a Purmamarca, sur la route du lendemain...
5eme jour : Une grosse journée entre Purmamarca et retour Salta via Salinas Grandes et San Antonio de los Cobres. La route 52 goudronnée au départ de Purmamarca grimpe jusqu'au col a 4170m ; les points de vues sont superbes. On redescend sur le salar Salinas Grandes de 120 km2, le plus grand lac sale d Argentine. Ensuite ca se corce... on récupéré la Ruta 40 en direction du village perdu de San Antonio de los Cobres. On a hésité a faire ce tronçon en voiture car on savait que la route est particulièrement mauvaise : sable, pierres, trous... mais on est passe avec notre petite corsa !!! une longue route a travers une plaine désertique. On a croise plusieurs troupeaux de lamas, buvant dans les points d eau, traversant la route ou paissant tranquillement les quelques touffes herbues. San Antonio est bien tristounet, c est l un des villages les plus hauts d Argentine (3750 m)... De la, on repart sur Salta a travers la montagne et la Quebrada del Toro, que de couleurs et de cactus a nouveau... L'itinéraire suit celui du célèbre Tren de las Nubes (train des nuages), l une des voies ferrées la encore les plus hautes du monde. Il a fallu 27 ans pour la construire et on la croise a plusieurs reprises.
Dans toute la région, les gens font beaucoup de fromage de chèvres. Le bois de cactus est utilise pour fabriquer de nombreux objets d artisanat, des meubles et sert aussi pour les charpentes des églises, les autels...
Au total on a parcouru environ 1200 km pour notre périple sur 5 jours, a faire, génial. Pas mal de contrôles de police tout le temps : en 5 jours on a été contrôlé 3 fois.

Salta ville



Région de Salta en voiture



On part demain 21 avril pour une boucle non prévue sur la Bolivie : on monte passer la frontière a La Quiaca a 8h de bus de Salta et ensuite on verra !!!...

Parcs Ischigualasto et Talampaya - 12 et 13 avril

Nous sommes repartis du joli village de Barreal pour San Juan en fin d'après midi le 11 avril et avons passe la nuit dans un petit hotel près de la gare routière ; notre bus pour San Augustin del Valle Fertil partait de bon matin le lendemain. On a atteint San Augustin en fin de matinée le 12 et avons trouve une agence avec qui nous avons organise la visite des Parcs Ischigualasto et Talampaya. Les deux parcs sont des réserves géologiques et paléontologiques parmi les plus importantes du monde datant de la période du triasique (première période de l’ère secondaire) entre 250 et 200 millions d'années. Des ossements de vertébrés et de dinosaures ont été retrouves ; les scientifiques pensent qu ils ont disparu suite a d importantes inondations dans ces vallées. Si les deux parcs ont été classes au patrimoine mondial de l UNESCO en 2000, leur décor est bien différent et on n a pas eu l impression de voir la même chose, pas du tout. A Ischigualasto, on peut admirer de très nombreuses formes rocheuses et l imagination se prend a y voir des champignons, des navires, des sphinx... Selon l endroit, les couleurs de la roche sont ocre, rouge ou blanche. Le parc d Ischigualasto est aussi appelé Vallée de la Lune a cause de son aspect lunaire.
Au Parc de Talampaya, on est surtout impressionne par le canyon aux parois de couleur rouge pouvant atteindre 150 m de hauteur. Le canyon s'étire sur 15 km de long, c est une merveille. L'érosion a travaille la roche et l eau a par endroit creuse des cheminées de haut en bas des parois. On a vu plusieurs zorros (petit renard avec une queue superbe en panache), des guanacos et de nombreux condors, l un des plus grands oiseaux du monde de 3 m d envergure.
Depuis le Parc de Talampaya nous avons attendu le bus pour la Rioja, ce qui nous évitait de repartir jusqu'au village de San Augustin del Valle Fertil (150 km). Une bien longue nuit de voyage nous attendait... Nous sommes arrives a la Rioja a 23h15 après 4h de route depuis Talampaya ; de la, on a pris un bus de nuit pour Tucuman ou nous étions a 5h du matin avant de repartir immédiatement pour Salta, dans le nord ouest argentin, a 7h30 du matin... du 14 avril.

Parc de Ischigualasto


Parc de Talampaya

dimanche 11 avril 2010

Barreal - 8 au 11 avril

On est a mis 2h30 pour rejoindre San Juan depuis Mendoza. Une fois a la gare routière de San Juan, on s est demande si on n allait pas changer d'itinéraire et laisser tomber Barreal car le bus ne partait pas avant 19h le soir. On a maintenu et en attendant on est allé visiter San Juan. Il faisait très chaud, la ville déserte, comme partout en Argentine en plein après midi. Pour monter a Barreal, 4h de bus a travers la montagne depuis San Juan : le village a 1200 m d altitude est situe dans une très belle vallée entre pré cordillère et Cordillère avec de superbes vues sur le sommet El Mercedario, 2eme plus haut sommet des Andes avec ses 6770m après l Aconcagua (6962m). Même si le décor est splendide, mieux vaut laisser tomber Barreal si on n est pas motorise car on ne peut pas louer de véhicule ni de moto... il est donc très difficile de se déplacer pour visiter les alentours. On a fini par trouver des vélos et on s est balade dans les petits chemins de campagne -il y a des kms a parcourir- et le long du magnifique Rio Los Patos au pied des sommets de la Cordillère. A force de ténacité, on a trouve un chauffeur de remis (taxi collectif) avec qui on a négocie le prix pour monter au Parc de Leoncito situe a 30 km de Barreal. La visite commence par un arrêt a La Pampa de Leoncito, une étrange étendue de 15km sur 3km de sable dur et craquelle comme le désert -sans doute un ancien lac asséché- , sur laquelle ne pousse rien de rien. Lorsque le vent souffle fort, on peut y faire du char a voile. Malheureusement on n a pas pu essayer car c est pas la bonne saison. On a continue ensuite sur le parc a proprement parle, pas très grand, on en a vite fait le tour : des petits canyons, une cascade, des montagnes pelées aux couleurs ocre et rougeâtre. Pour finir, on a attendu la nuit pour monter a l observatoire astronomique de Cesco, l un des deux observatoires du parc géré par l'université de San Juan travaillant sur un programme d observations liées a la théorie du big bang et l expansion de l univers. La région est connue pour la pureté de ses ciels et la faible pollution permettant des travaux scientifiques dans le domaine. L observatoire de Cesco compte 5 télescopes ; on a pu observer a l œil nu et avec les explications d un expert, la planète Mars, la Voie Lactee et d autres galaxies comme Andromède et las Nubes de Magallanes, l étoile Cruz del Sur. Le plus impressionnant étant bien sur les observations au télescope : on a pu voir Saturne et son anneau, magique ! et l étoile Sirius, la plus lumineuse visible de l hémisphère sud. Au télescope elle brillait comme un parfait diamant...


Nous repartons pour San Juan ce 11 avril au soir et continuerons notre route des demain matin pour monter sur San Augustin del Valle Fertil plus au nord.

Mendoza - 5 au 8 avril

Il y a 20 h de bus entre San Martin des Andes et Mendoza, un bus de nuit qui n est arrive qu avec 2h de retard et on a roule sur une route goudronnee tout le long, mer-veill-eux !!! Mendoza est une grande ville qui a des allures de ville mediterraneenne, de nombreux arbres et de la verdure grace au systeme de canaux d irrigation performants herites des techniques Incas et d agreables places dont la Plaza de España tres jolie avec ses lanternes et ses bancs en faience ; la ville s anime a partir de 17h. On loge sur la plaza de Chile, en plein centre, c est assez bruyant mais bon. Les temperatures ont bien remonte par rapport a la Patagonie. La region de Mendoza vit en priorite de l extraction de petrole, puis du tourisme et de l exploitation viticole. C est dans la region que sont situes les 4 plus hauts sommets de la Cordillere des Andes dont le premier est l Aconcagua, le plus haut d Amerique du Sud a 6962 m. Nous sommes alles le voir hier de plus pres... On est parti pour la journee a travers la pre cordillere, en prenant la route de l annee, appelee ainsi car elle a 365 virages. Et pas n importe lesquels... la route de terre etroite via Villavicencio qui etait l ancienne ruta 7 permettant d acceder au Chili, grimpe de maniere vertigineuse a travers la montagne. Le decor est sauvage et pele ; il ne pleut ici que l equivalent de 8 jours par an. Plein de guanacos courant dans la montagne, beaucoup plus a l aise que nous dans les tournants... On arrive au village d Uspallata au coeur d une vallee longue de 250 km enclavee entre deux chaines de montagne. C est la que le film 7 ans au Tibet avec Brad Pitt a ete tourne. La ville de 12 000 habitants vit de la production de pommes de terre et de carottes. Apres Uspallata, la route continue en direction du Chili par un canyon assez large le long de la riviere Mendoza. Superbes paysages de montagne mineral ; on continue ainsi jusqu au mirador de l Aconcagua, on est alors a 3000 m d altitude. On a de la chance, il fait tres beau et c est la face sud de l Aconcagua que l on voit. Il partait proche mais on est quand meme a 40 km, aux portes du parc de l Aconcagua qui ferme chaque annee au 15 mars lorsque les premieres chutes de neige annoncent l hiver. La route se poursuit jusqu au village tres etrange de las Cuevas ou ne vivent que 7 habitants ! C est le dernier avant le tunnel-frontiere entre Chili et Argentine. De las Cuevas, on recupere a nouveau l ancienne ruta 7 pour une ultime montee a 4200 m d altitude. Vertigineux, spectaculaire, on grimpe, on grimpe... et on domine la vallee. Arrives en haut, d un cote, l Argentine ; de l autre le Chili et une superbe statue du Christ avec les drapeaux argentin et chilien de part et d autre ; un monument erige pour la paix entre les deux pays. En redescendant, on s est arrete voir une curiosite geologique : le pont de l Inca, un pont en pierre sur lequel se trouve un amoncellement de soufre et de fer constitue par l ecoulement des eaux au fil des millenaires.

Nous avons aussi visite des bodegas (proprietes viticoles) et deguster du vin local. Le malbec -d origine francaise, de la region de Cahors- est le principal cepage cultive mais on trouve aussi du syrah, du cabernet sauvignon, du merlot, du pinot noir... Grace a ses 300 jours de soleil par an, Mendoza est la capitale argentine du vin et reconnue comme l une des premieres regions viticoles du Monde. Elle ne compte pas moins de 1500 bodegas qui representent 75 % de la production de vin argentin. On a emmene notre saucisson (on a trouve un salami local a l odeur de saucisson...) pour mieux savourer... Les vendanges ont lieu ici en mars et en avril et chaque annee en janvier a lieu le festival de la vigne, l occasion pour les producteurs de rendre hommage a la vierge des vignerons pour esperer une annee prospere. La region de Mendoza produit aussi des fruits et surtout des olives ; nombreuses fabriques d huile d olive.




Prochaine etape, Barreal, un petit village dans la Cordillere.

vendredi 2 avril 2010

San Martin des Andes - 1er au 4 avril

San Martin des Andes est un super joli village niche dans la verdure, dans le Parc National Lanin a 4h au nord de Bariloche. Pour venir, on a pris un bus qui, a partir de Villa La Angostura, a emprunte la route des 7 lacs qui passe a travers le Parc Nahuel Huapi, longe le lac Nahuel Huapi dans sa partie nord, entre dans le Parc Lanin et comme son nom l indique, permet d avoir de superbes points de vue sur une série de lacs magnifiques. Paysages de montagnes tres verdoyants, forets... Sur la moitie du trajet, la route est une piste avec plein de nids de poule voire de la boue.

San Martin des Andes est situe au bord du lac Lacar, l ambiance est cool et plutôt chic, superbes maisons en pierre et en bois, plein de bons resto qui proposent des parrillas (viandes grillées au feu de bois) et surtout les spécialités du coin : mouton de Patagonie, truite du lac et cerf (dont la chasse commence en mars), délicieux. On a loue un vélo a 2 places pour visiter le village, admirer les maisons, la rivière, le lac et faire le tour des auberges et des hostels pour échanger nos livres.
On a aussi loue une voiture pour visiter le coin et découvrir le Parc Lanin : on a pris la route de Junin des los Andes, capitale mondiale de la truite. En particulier le Rio Chimehuin qui serpente dans la verdure, est célèbre pour la taille de ses truites, certaines pouvant peser jusqu’à 10kg !!! La route qui traverse le Parc de Lanin est magnifique : on longe le lac Huechulafquen aux eaux turquoises, les montagnes sont pelées couleur ocre et très vite le cone parfait du volcan Lanin se démasque. Nous l avions déjà vu lorsque nous avions fait le trek du Villarica au Chili ; cote argentin il est plus enneige. Depuis Punta Canoa, la vue est splendide, il y a une adorable chapelle au bord du lac derrière laquelle le sommet du volcan se laisse entrevoir.

En Argentine, les chocolats chauds sont exquis : ils ne sont pas laiteux comme chez nous mais bien epais comme en Espagne. Autre spécialité : le dulce de leche (littéralement confiture de lait) qu on trouvait aussi au Chili. Ca ressemble a un carambar fondu, c est très sucre mais très bon. Beaucoup de gâteaux sont a base de dulce de leche dont un en particulier qui est rond et s appelle alfajor, on en trouve de partout. Par contre ce qui nous déplait en Argentine c est que les prix sont rarement indiques, tout simplement parce qu ils sont supérieurs pour les étrangers... même l’entrée dans les parcs nationaux est supérieure pour nous et de beaucoup : genre 8 pesos pour les Argentins et 30 voire 50 pour nous !!! Les horaires d ouverture des magasins sont pour le moins étonnants : les portes n ouvrent pas avant 9h30 ou 10h pour refermer a 13h pour une longue sieste... jusqu'a 17h. En revanche tout est ouvert tard...




Parc Lanin




Route des 7 Lacs





San Martin des Andes sera notre dernière destination en Patagonie puisque nous remontons sur Mendoza le 4 avril en fin d après midi.

mardi 30 mars 2010

Bariloche - 28 mars au 1er avril 2010

Le trajet entre Los Antiguos et Bariloche (ou San Carlos de Bariloche) a ete épouvantablement long. On est parti le 28 mars a 15h et on est arrive le 29 a 18h... On était censé arrive le 29 a 8h du matin -ce qui n est déjà pas si mal- mais le bus est tombe en panne en pleine nuit en plein milieu de la steppe... On s est arrete des heures, les chauffeurs sous le bus, plus de suspensions. Il faut dire que la route -toujours la mythique Ruta 40, on s en rappellera !!!- était encore une piste de sable et de graviers... On a réussi a redémarre et le bus a roule a la vitesse de l escargot jusqu’à a la petite ville d Esquel. La on a attendu qu un autre bus nous récupéré pour faire les 300 km restants. On a attendu le bus en question de 8h du matin a 13h et on est enfin arrive a Bariloche a 18h. Une belle journée de perdue et beaucoup d agacement....
On a eu l info trop tard mais ce que l on aurait du faire c est remonter cette portion par le Chili car les paysages sont beaucoup plus beaux. Car entre Los Antiguos et Esquel, la Patagonie argentine est vraiment monotone, très aride car il pleut très peu compare a la Patagonie chilienne beaucoup plus belle. Il aurait fallu passer la frontière a Los Antiguos et Chile Chico cote chilien, prendre la route australe et alterner route et ferry avant de repasser en Argentine au niveau d Esquel. A partir d Esquel le paysage change et la steppe fait place de nouveau a des paysages de montagnes et de lacs.

Bariloche est situe a l intérieur du Parc National Nahuel Huapi et sur les rives du lac du même nom. La ville n a pas de charme particulier, seul sa place centrale, avec de petits bâtiments en bois et en pierre a des airs de village suisse. Le reste est plutôt quelconque mais les deux rues principales parallèles au lac sont très commerçantes et plutôt agréables. On est loin des charmes de l habitat chilien. Le décor autour de Bariloche est en revanche très beau : le lac Nahuel Huapi et ses iles dont la plus grande est l ile Victoria, des "bras de lacs", et plusieurs Cerros (sommets) auxquels on accédé en téléphérique et/ou télésiège. En particulier on est monte au Cerro Catedral (a 1900 m seulement) au sommet duquel la vue sur les lacs Nahuel Huapi et Gutierrez est splendide ainsi que sur les sommets de la Cordillère avec le volcan Tronador (3478 m). Villa Catedral, d ou part le téléphérique pour monter au Cerro, est d ailleurs la plus grande station de ski d Amérique du Sud. Et ca fait bizarre de penser que la saison du ski s étend ici de mi mai a fin septembre. Il y a pas mal de circuits ou l on peut randonner de refuge en refuge a partir des Cerros.
On est allé visiter la péninsule de Llao Llao situee au cœur du Parc Nahuel Huapi a 25 km a l Est de Bariloche. Un bon réseau de bus la dessert. Malheureusement il a plu a verses toute la journée et on s est fait tremper de la tete aux pieds. On n a pas pu monter non plus au Cerro Campanario d ou il est dit qu on a l une des plus belles vues du monde... Il faudra qu on revienne, c est sur pour voir tout ce qu on n a pas pu voir !




Nous repartirons le 1er avril pour San Martin des los Andes a 200 km plus au nord.

vendredi 26 mars 2010

Los Antiguos - 25 au 27 mars

Nous sommes partis le 25 mars a 9h du matin de El Chalten et sommes arrives a 22h a Los Antiguos, un bourg de 5000 habitants situe sur les rives du Lago Buenos Aires, a seulement 10 km de la frontiere chilienne ; le lac etant a cheval sur les deux pays. La Ruta 40 sur ce tronçon est une piste de gravier qui traverse des paysages de steppe patagonienne tres aride, quasi desertique. On a du croiser en 11h de trajet, seulement une dizaine de vehicules... Par contre on a encore vu plein de guanacos (lama des Andes), ñandus (autruche des Andes), et on a meme vu un zorro (renard des Andes, c est tres rare de les voir) ainsi qu un petit animal inconnu pour nous jusqu alors : un pinche. La route n en finissait pas et elle est d autant plus longue qu elle n est pas goudronnee... En quittant El Chalten, la vue sur le lago San Martin etait superbe, ensuite un paysage de steppe semblable sur des km. En arrivant vers los Antiguos, le relief change en faveur de vallees profondes et de canyons. Depuis qu on est en Patagonie on est emerveille par la couleur du ciel. Quand il est bleu, le bleu est tres clair. Les nuages sont translucides et ont des formes vraiment particulieres : on dirait des soucoupes volantes ou bien des ressorts... et il semblent flotter dans le ciel.
Los Antiguos est une oasis de verdure dans le paysage aride qui l entoure. Le bourg est celebre pour sa production de fruits rouges dans les chacras, ou exploitations familiales, que l on peut visiter. En particulier, Los Antiguos est notre Bessenay puisque c est la capitale de la cerise dont la fete nationale est celebree chaque annee au mois de janvier.
On a passe une super journee dans la chacra du Señor Padilla, qui etait le proprietaire de l auberge ou nous dormions. 12 ha de terrain en pleine nature sur lesquels il cultive des legumes : ail, betteraves, petits pois... il a aussi des arbres fruitiers, des moutons, des chevaux de course et des porcs. On est arrive en touristes pour visiter la chacra, et nous sommes repartis en amis. Monsieur Padilla a prepare dans la cuisine de sa petite cabane un super ragout de mouton (lequel venait d etre depece tete en bas) avec pommes de terre et carottes. Des amis sont venus se joindre a nous avec un sac plein de morceaux de poulet qu ils ont cuisines sur un barbecue improvise avec sauce tomate, oignons, et creme fraiche... Le tout accompagne d une bonne bouteille de vin rouge. Un regal, et une journee bien differente des autres dans une ambiance nature et famille. Le Señor Padilla nous a explique la difference entre estancia et chacra. La premiere fait au moins 1000 ha et inclut de l elevage intensif ovin et/ou bovin. Les chacras sont plus petites et la priorite est donnee a la culture familiale.




Un signe particulier a noter chez les Argentins : leur consommation permanente de mate, une boisson qu ils confectionnent en mettant des feuilles sechees dans une espece de timbale speciale appelee bombilla, avec de l eau chaude et ils boivent avec un truc ressemblant a une pipette. On les voit donc tout le temps, dans les magasins, dans la rue... y compris le chauffeur du bus, avec leur thermos d eau chaude a la main et leur sachet de mate. Dans l ensemble, on a un bon contact avec les Argentins, ils sont aimables, sans doute moins avenants et chaleureux que les Chiliens ; en tout cas moins curieux et plus indifferents vis a vis de nous.

Nous ne ferons qu une courte etape a Los Antiguos et continuerons de remonter la Ruta 40 des demain 27 mars en direction de San Carlos de Bariloche.

dimanche 21 mars 2010

El Chalten - 19 au 25 mars

Situe a 3h30 de bus au nord de El Calafate, El Chalten est une drôle de petite ville de 500 âmes, construite en 1985, dédiée aux trekking et a l alpinisme (on dit ici andinisme, évidemment). Plus qu une ville, El Chalten est un patchwork de maisons qui semblent avoir été posées la, au pied des montagnes, les unes a cote des autres, au hasard, sans unité. Mais ce qui fait la renommée d El Chalten, c est sa position au nord du Parc National de los Glaciares, prés du lac Viedma et au pied des célèbres sommets Fitz Roy et Cerro Torre. De nombreux alpinistes se sont attaque a ces aiguilles de granit réputées infranchissables malgré leur faible altitude. Plusieurs y ont laisse leur vie. Le Fitz Roy, 3400 m environ a ete conquis par une expédition franco-argentine en 1954 ; le Cerro Torre en 1974.

En venant a El Chalten, le bus s est arrête dans ce qu on pourrait appeler une auberge de grand chemin, La Leona, de renommée historique. Elle aurait abrite en 1905 Bud Cassidy, son acolyte Sundance Kid et sa femme, après qu ils aient dévalise une banque a Rio Gallegos. La Leona située en pleine steppe face a la tumultueuse rivière du même nom servait surtout de poste avance pour les eleveurs qui se déplaçaient avec leur bétail. Le bâtiment rénove a aujourd'hui des allures sympas de ranch de gauchos. La vue en arrivant sur El Chalten est tellement grandiose qu elle en est émouvante : la chaine de montagnes enneigées avec tous les sommets et les pics de granit et au premier plan le lac Viedma d un bleu profond. El Chalten s est auto proclamée capitale nationale du trekking. Plusieurs sentiers de randonnées permettent de s approcher des nombreux glaciers -qui font tous partie du Champ de glace patagonien- et des aiguilles Fitz Roy, Poincenot et Cerro Torre.
On a fait plusieurs rando a la journée :
La première en 6h aller-retour jusqu'au Lago Torre avec des points de vue sur le Cerro Torre (malheureusement partiellement couvert par les nuages), et sur un autre massif au sommet enneige -le Cerro Solo que l on voit deja du village- et le Glacier Grande. Un magnifique condor est passe au dessus de notre tete avant de continuer son envol dans les profondeurs des montagnes.
Pour la deuxieme rando nous avons suivi l itinéraire des Lacs Madre e Hija, sans difficulté, en 6h AR. Le sentier passe a l aller devant le lac Capri et fait une boucle permettant une superbe vue sur les glaciers de Los Tres. Le ciel était couvert et le vent violent ; la région est réputée pour ses conditions climatiques qui peuvent être extrêmes. On a vu et pu photographier de pres des pics-verts, l un avec la crête rouge, l autre avec la crête noire. Ils semblaient s attaquer avec rage au tronc d arbre sur lequel ils étaient accroches !
Hier, le soleil était de retour : on en a profite pour monter jusqu au Lago de los Tres pour s approcher du Fitz Roy en 8h aller-retour. Le sentier passe a nouveau devant la laguna Capri, on a un très beau point de vue sur les lacs Madre e Hija en contre bas. La dernière heure grimpe pas mal et la vue a l arrivée du Fitz Roy est sublime : au premier plan le lago de Los Tres, surmonte de l aiguille Fitz Roy et a sa gauche de nombreux autres pics dont le Poincenot. En contre bas, la laguna Sucia.

El Chalten village



Trek Laguna Torre



Trek Fitz Roy




Voyager en Argentine n est pas donne, en tout cas ici en Patagonie. Les bus sont moins bien qu au Chili et assez chers. Heureusement, cote nourriture, on trouve un peu plus de choix qu au Chili. Même si de la même façon, le mot légume ne fait pas partie du vocabulaire culinaire argentin, on trouve facilement des salades de crudités dans les menus. Car l Argentine est vraiment le pays de la viande avec tous ses elevages intensifs. Il y a un mot savant pour designer chaque morceau de viande, difficile de s y retrouver entre lomo, carnero, cordero, bife, salchichas a ceci ou cela... mais elle est très tendre et generalement bien cuisinee a la parrilla souvent (cuite a la braise) ou a la plancha (au beurre) accompagnée évidemment de... pommes de terre. Autre plat délicieux : les guisos qui sont cuisines au four et servis dans des plats individuels en terre cuite. On a particulièrement aime le guisos de lentejas (lentilles, lard, saucisse, pommes de terre et morceaux de carottes) ; il y aussi les guisos a la viande, aux tripes...

Les Argentins sont tres difficiles a comprendre. Ils ont un fort accent qui est loin du castellano : en particulier ils prononcent j la double lettre ll et le y (yo me llamo devient jo me jamo) et ne distinguent pas les sons S ou Z. Il faut donc s accrocher pour comprendre d autant qu ils parlent super vite. Mais bon, on s y fait !

Prochaine étape sur la Ruta 40, demain 25 mars en direction de Los Antiguos, a 13h de route d El Chalten. Les distances en Argentine sont immenses...

jeudi 18 mars 2010

El Calafate et glacier Perito Moreno - 16 au 19 mars

El Calafate est situe a 320 km au nord ouest de Rio Gallegos et il nous a fallu 4h de bus pour arriver. Nous étions assis au 1er rang au 2eme étage du bus et avons pu a loisir admirer le paysage de la fameuse Ruta 40 qui démarre justement a Rio Gallegos en Patagonie et qui remonte jusqu’à l extrême nord de l Argentine. C est cette route que nous allons remonter étape par étape. Aucun relief, extrême aridité de la steppe, quelques touffes d herbes ou de buissons malmenées par le vent. De temps a autre une pancarte fléchée indiquant la présence d une estancia, au bout d un chemin de terre improbable, avec un portail en bois au milieu de nulle part battant au rythme du vent. Pas mal de petites autruches patagones sautillant avec leurs fines pattes de part et d autre de la route. Et au bout de 3h derrière une colline, apparait soudain la Cordillère des Andes dont les sommets enneiges entaillent le bleu du ciel. Et au premier plan, le Lago Argentino. On se rapproche,... voici la petite ville d El Calafate au bord du lac.

El Calafate est la porte d'entrée du Parc National de Los Glaciares -dans sa partie sud- dans lequel est situe le célèbre glacier Perito Moreno. Nous avions rencontre a Rio Gallegos Jacinta et Adam, un couple d Australiens de Sydney qui voyage pour un an et qui visite le Chili et l Argentine en voiture. Comme ils n avaient pas les papiers nécessaires pour passer la frontière chilienne avec le véhicule et descendre comme prévu a Ushuaia, on les a retrouves ici a El Calafate. Du coup, on est alle voir hier avec eux le glacier Perito Moreno. Le Parc de Los Glaciares est situe a environ 60 km a l ouest d El Calafate. La route pour y aller est magnifique. On suit le Lago Argentino qui s enroule autour de la péninsule de Magallanes. Avec ses 1600 km2, ce lac est le plus grand d Argentine et le 3eme d Amérique du Sud. On est émerveille par le glacier Perito Moreno des qu on commence a l apercevoir de la route. Une série de passerelles et de balcons a plusieurs niveaux permet de s en approcher de prés. Que dire de ce spectacle a couper le souffle... On a pique nique face au glacier et on est reste toute l'après midi a l écouter et a l observer (l après midi c est le meilleur moment car les excursions en bus viennent le matin, l après midi il n y a plus grand monde). Car le Perito Moreno vit : la glace se forme en altitude a 2000 m mais il ne grandit pas, sa masse reste stable car des pans de glace chutent régulièrement de la paroi dans un fracas assourdissant. Parfois, la glace fond par dessous et c est extraordinaire de voir remonter a la surface, comme une énorme baleine, d'énormes morceaux de glace qui partent ensuite a la dérive, comme des icebergs. Le Perito Moreno appartient au champ de glace patagonien de 900 km de long, partage entre Chili et Argentine, et qui compte 48 glaciers, dont le Pio XI que nous avions vu depuis le bateau de Navimag lors de notre traversée entre Puerto Montt et Puerto Natales (voir partie sur la traversée Navimag dans 15-Chili). Quant au Perito Moreno, il mesure 15 km de long sur 5 de large et la hauteur au dessus du niveau de la mer peut atteindre 60m. Une simple merveille.
Sur le Lago Argentino au pied de El Calafate, de nombreux oiseaux et des flamants roses. Ce 18 mars, nous allons nous balader dans El Calafate. Il n y a qu une rue centrale, bien tranquille avec des boutiques, des restos...


Nous continuerons a remonter la Ruta 40 demain 19 mars pour aller jusqu'a El Chalten, situe cette fois au nord Parc de los Glaciares.

lundi 15 mars 2010

Rio Gallegos - 14 au 16 mars

On a fait escale a Rio Gallegos, capitale de la province de Santa Cruz, située sur la cote Atlantique a l embouchure du Rio Gallegos. La ville vit essentiellement de l élevage des moutons et de son activité portuaire. Il n y a pas grand chose a faire ni a voir a Rio Gallegos mais il nous a fallu 13h de bus pour arriver déjà jusqu'ici depuis Ushuaïa. On s est donc arrêté pour une courte etape avant de repartir demain 16 mars pour El Calafate cote Cordillère des Andes.

Le trajet depuis Ushuaïa a ete tres long, on est parti a 5h du matin sous un froid polaire. On a retraverse les montagnes et passe le col au dessus du lac Fagnano sous la neige qui recouvrait même la route ! Puis a nouveau les décors de steppe et les guanacos, la longue route non goudronnée cote chilien, le changement de bus a Rio Grande, la traversée dans l autre sens du détroit de Magellan... Comme il n y a qu une route qui mène au bout du monde, il n y en a qu une et la même pour remonter, forcement ! Le pire a été l attente aux postes frontières : car il faut quitter l Argentine pour rentrer au Chili, en ressortir et de nouveau rentrer en Argentine. Et oui, la Terre de Feu est divisée entre les 2 pays qui se chamaillent toujours sur leurs frontières. Rien n est donc fait pour nous faciliter le passage de l un a l autre. Chaque fois, attendre, descendre du bus, faire la queue, remplir les papiers d immigration, faire tamponner son passeport... Le pire est pour rentrer au Chili (alors qu on allait en sortir quelques km plus loin), il a fallu passer les bagages au scanner car les douaniers font la chasse aux produits agricoles : il ne faut surtout pas transporter de fruits et autres denrées alimentaires sous peine d amende. Même les chiens sont de la partie pour renifler !

samedi 13 mars 2010

Ushuaia - 10 au 14 mars 2010

Ca y est, comment y croire ? Nous sommes a Ushuaia, la celebre Ushuaia situee dans la partie argentine de la Terre de Feu, la ville la plus australe du monde, la ville du bout du monde... et tous les gadgets vendus ici sont la pour nous le rappeler. On est content, c est peut etre idiot, mais c est comme une petite victoire personnelle, comme si nous etions nous aussi explorateurs, a notre facon. Ushuaia, Terre de feu, detroit de Magellan... des noms qui nous faisaient rever petits sur les tableaux noirs de l ecole primaire et aujourd hui nous y voila.
Ushuaia est situee sur le Canal de Beagle long de 185 km -qui doit son nom au bateau de Charles Darwin venu ici lors de son tour du monde de 1831 a 1836- qui permet de relier les oceans Atlantique et Pacifique. Ushuaia est aussi le point de depart des excursions vers le Cap Horn dont nous ne sommes qu a 150 km et vers l Antartique a 1000 km. Dommage que ce soit si cher ! genre 3000 US dollars pour quelques jours...
Face a Ushuaia de l autre cote du Canal de Beagle -donc cote chilien-, Puerto Williams qui comme son nom l indique n est qu un port et donc ne peut rivaliser avec Ushuaia sur le statut de ville la plus autrale, au grand dam des Chiliens...
On avait tellement lu sur les forums de voyages qu Ushuaia etait moche, qu on na pas ete decus. Au contraire, finalement on l a trouvee moins moche que prevu et on lui a meme trouve du charme, enclavee entre les montagnes et le Canal. Ses rues sont tres pentues ; San Martin est la rue principale avec restaurants, le Casino, plein de boutiques de souvenirs.
On a trouve a se loger dans une cabaña tout equipee sur les hauteurs de la ville. C etait pas le grand luxe mais le prix par personne etait celui d un lit en dortoir dans une backpacker, et au moins on avait l impression d etre chez nous dans ce petit chalet en bois. Et oui, les prix explosent au bout du monde !
On a eu mauvais temps les 3 jours ou nous sommes restes a Ushuaia et la meteo annoncait encore de la pluie et du vent glacial pour les semaines a venir. Il a meme neige au dessous de 1000m sur les montagnes autour de la ville. Pourtant l hiver demarre normalement en mai ici. Ce mauvais temps a donc limite nos activites : on a essentiellement fait un tour en bateau sur le canal de Beagle et une balade dans le parc de la Terre de Feu.

On a pris un petit bateau d une vingtaine de personnes pour 4h de navigation sur le Canal de Beagle : on vu des milliers de cormorans sur la isla de los pajaros et des centaines de lions de mer (especes particulieres d otaries) sur la isla de los lobos ! Quel beau spectacle ! Le froid n avait nullement l air de les deranger. Ils s installent sur l ile pour se reposer et se reproduire, l endroit est un veritable refuge pour ces colonies de mammiferes marins. On a aussi croise au large du fameux phare des Eclaireurs de couleur rouge et blanc plante sur un rocher en plein canal et associe a Ushuaia du bout du monde.
Le Parc de la Terre de feu est quant a lui magnifique : situe a 12 km a l est d Ushuaia, des bus s y rendent regulierement en moins d une heure. De facon surprenante, le parc est tres boise et vert : il abrite une foret d arbres andino-patagoniques, la plus australe du monde dans un relief de montagnes abruptes. Le parc est aussi rempli de lacs et de cours d eau et on y voit meme des barrages de castors, tres nombreux dans le parc et qui font des degats... Plein de sentiers de randonnee et notamment vers la magnifique baie de Lapataia d ou on domine le Canal de Beagle. Ushuaia, nous on a bien aime...



Canal de Beagle



Nous partons le 14 mars pour Rio Gallegos sur la cote Est de l Argentine et demarrons donc notre remontee vers le nord tout doucement.

vendredi 12 mars 2010

Punta Arenas - du 8 au 10 mars

Punta Arenas, capitale de la patagonie chilienne est a 3h de bus de Puerto Natales. C est une ville assez grande de 150 000 habitants, tres commercante. Sa renommee vient du fait qu elle est situee face au celebre Detroit de Magellan decouvert par le Portugais Ferdinand de Magellan en 1520. Punta Arenas a ete pendant tres longtemps le principal port de navigation entre les oceans Pacifique et Atlantique, jusqu a la construction du Canal de Panama en 1914. Face a Punta Arenas, la ville de Porvenir, capitale de la Terre de Feu chilienne situee a 2h30 de bateau, que l on apercoit a peine.
Punta Arenas a une zone franche mais on n a pas trouve de bonnes affaires. Nous ne sommes restes que 2 nuits avant de partir pour notre derniere destination en direction du sud : Ushuaia.

De Punta Arenas a Ushuaia
11 h de bus separent les deux villes. Le bus prend la route du nord le long du detroit de Magellan pour le traverser au niveau de Punta Delgada dans sa partie la plus etroite : 20 mn de traversee sur un bac. La route ensuite n est meme plus goudronnee jusqu a la frontiere argentine ! On ne pensait pas aller a Ushuaia par un chemin de terre etroit... on est secoue !! Les paysages sont ceux de la pampa sur des km, avec des troupeaux de moutons, de boeufs, des estancias (grandes proprietes agricoles) car la region vit de l elevage. On voit aussi plein de guanacos (cousins des lamas), des oiseaux, des lacs... On a passe la frontiere argentine a San Sebastian, tres cool en pleine pampa, puis on change de bus a Rio Grande. A environ 150 km au nord d Ushuaia, le paysage change completement. La pampa fait place a la foret et petit a petit on s approche d une chaine de montagnes aux sommets enneiges que l on traverse par une route sinueuse. L immense lac Fagnano qui s etire sur 98 km de long se decouvre, on apercoit meme un barrage de castors. La route tourne et tourne encore, le decor est quasi alpin ! En fait, ces montagnes sont ni plus ni moins que la fin de la Cordillere des Andes. Nous arrivons a Ushuaia en fin de journee, surpris que la ville soit ainsi dans une baie au pied de montagnes et de glaciers, on ne s y attendait pas !...
Suite dans la partie 16 - Argentine du blog

mardi 2 mars 2010

Trek du W dans le Parc Torres del Paine 4 jours - 3 au 6 mars

Situe a 150 km au nord de Puerto Natales, le Parc Torres del Paine a ete declare reserve de biosphere par l UNESCO en 1978. C est le parc le plus connu et le plus couru du Chili, avec au centre le massif du Paine, massif de granit compact comprenant les Torres et les Cuernos et des glaciers. Il s est forme independemment de la Cordillere des Andes.
Les treks mythiques, comme celui du W a Torres del Paine, ont une reputation qui les precede. On en attend donc beaucoup, beaucoup. On a ete bien-sur enchantes de realiser ces 4 jours de trek mais notre emerveillement n a peut etre pas ete au niveau de celui du trek dans le parc de Villarica. En fait, on apprecie un trek non seulement pour ses paysages mais aussi pour ce qu on peut appeler "l esprit du trek" (conditions de campement, gens que l on rencontre ou pas, l ambiance globale...) Sur le W, il y a du monde, beaucoup trop de monde. On est tranquille sur les sentiers car chacun a son rythme mais dans les campements, nous nous retrouvons tous au meme endroit. Il est possible de faire le trek du W en mangeant et dormant dans des refuges gardes (en reservant a l avance). Nous avons prefere le faire en autonomie meme si cela exige de porter de plus gros sacs a dos. Le denivele global du trek reste modere meme si il y a parfois de fortes montees et descentes ; pour qui a un peu l habitude de la randonnee, il n est pas difficile et les sentiers sont bien indiques. Comme il faisait tres beau le jour ou nous sommes partis et que cela ne dure jamais tres longtemps en Patagonie, on nous avait conseille de faire le trek d Est en ouest pour monter voir les Torres sous le soleil, et c est ce que nous avons fait. Ceci dit on a eu de la chance puisque nous n avons pas eu un seul jour de pluie ni de vent. Retour sur ces 4 jours/3 nuits de trek.

Jour 1 : On a pris le bus a 7h30 de Puerto Natales ; il a fallu 2 bonnes heures jusqu a l entree du Parc Torres del Paine. Les paysages le long de la route sont tout simplement magnifiques. C est un peu les paysages que l on s attend a voir en Patagonie : une route toute droite, partiellement goudronnee avec de part et d autre des km de steppes et pampas aux touffes d herbes jaune clair ou vert. Et partout, des dizaines de guanacos -animal de la famille des lamas- tranquillement perches sur leurs fines pattes et regardant au loin l etendue de pampa qui est leur domaine. On a aussi vu un ñandu, animal qui ressemble a une autruche. En arrivant vers le parc, la vue sur les Torres, ces 3 pics de granit de 1800 a 2200 m de haut, se detachant avec arrogance sur le ciel bleu azur est epoustouflante. Au premier plan, les lagunes dont le bleu concurrence celui du ciel. C est l une des plus belles vues du parc et des Torres que l on puisse avoir. Malheureusement, on ne peut pas demander au bus de s arreter pour prendre des photos ! De l entree du parc, il faut prendre un autre mini bus pour aller jusqu a l hostal et le campement de las Torres pour demarrer le trek. Il nous a fallu 2h de marche pour atteindre le campement El Chileno ou on a plante la tente et rempli nos estomacs. Petit campement, peu de place pour s installer... On est ensuite monte au mirador des Torres. La derniere partie est la plus difficile : on monte dans le sable, les graviers et les eboulis. Une bonne grimpette au sommet de laquelle on a un superbe point de vue sur les fameuses Torres qu on a l impression de pouvoir toucher. Des neves, un lac vert a leurs pieds. On a regagne le campement il etait deja 19h. On s est fait un bol de riz avec du thon avec notre super rechaud qui nous suit de trek en trek. Heureusement les jours sont longs, le soleil se couche vers 20h mais il ne fait pas nuit avant 21h.

Jour 2 : Du campement El Chileno, on a atteint le Campement Los Cuernos en 6h environ, l etape etait plus longue que prevu. L itineraire longe le lac Nordenskjold sur la gauche. C est un peu monotone au debut puis la vegetation et les paysages deviennent plus interessants en milieu de parcours. Sur notre droite, les Cuernos -sommets de granit en forme de cornes de 3 couleurs differentes- se decouvrent. Nous camperons dans les bosquets, au pied des Cuernos, avec une superbe vue sur le glacier des Francais dont les seracs se detachent regulierement dans un vrombissement de tonnerre.

Jour 3 : Notre nuit a ete tres difficile car perturbee par des souris -le raton de Patagonie- qu on a entendues gratter sous le auvent de la tente toute la nuit. Galere car on s est apercu en se levant qu elles ont fait 2 trous de 1cm dans la toile de tente et d autres plus petits !!! Pourtant on avait, comme d habitude, suspendu la nourriture dans les arbres. Heureusement on a de quoi reparer la tente. On est donc partis pour notre 3eme journee avec des poches sous les yeux, en direction du campement Italien. Le campement est triste et sombre sous les arbres, plein de moucherons... On y a depose nos sacs pour faire l aller-retour dans la Vallee des Francais (toute l Europe reunie dans les noms...). Jolies vues sur des glaciers dont le glacier des Francais qui semble tout proche. On a eu le plaisir de croiser Anne Laure et Nathalie qu on avait rencontrees sur le bateau de Navimag et qui faisaient le trek dans l autre sens. La nuit precedente, elles s etaient fait piquer leurs 2 sacs de reserve de nourriture laisses a l interieur du refuge Paine Grande. Galere pour elles, comment peut on avoir un tel etat d esprit en trek pour voler la nourriture des autres ?... En redescendant de la Vallee, on a recupere nos affaires puis on a continue le sentier jusqu au campement Paine Grande situe au bord du lac Pehoe d ou partent les catamarans pour Pudeto, de l autre cote. Le camping est sympa et les emplacements sur de l herbe pour une fois. De notre tente, on avait une super vue sur le lac et les Cuernos.

Jour 4 : Les souris ont encore gratte toute la nuit. Sales betes ! mais pas de nouveau trou dans la tente, chic et ouf ! Il a plu durant la nuit, mais le ciel s est degage dans l apres midi. L itineraire est tres beau depuis le campement, il monte doucement au debut, puis plus pour atteindre le lac Grey puis le glacier Grey. Comme le Pio XI que l on avait vu du bateau, le glacier Grey est situe dans le champ de glace patagonien. En chemin, on a eu la chance de voir une sorte de daim : un huemul. Un premier mirador d ou on voit le glacier au fond du lac et puis on longe le lac pour s en approcher. Le glacier est comme coupe en 2 par un rocher appele la Isla. 8h aller-retour environ. On demonte la tente, on range les sacs et direction l embarcadere pour prendre le dernier catamaran de 18h30 pour traverser le lac Pehoe. La vue sur tout le massif Paine est superbe : les Torres, les Cuernos, le glacier des Francais... les couleurs du ciel entre bleu et gris. Arrives de l autre cote du lac, a Pudeto, on prend le dernier bus pour quitter le parc et rentrer sur Puerto Natales. On est arrive a notre hospedaje vers 22h. Une bonne nuit de sommeil dans un bon lit et sans souris !

Aujourd hui 7 mars on a lave le linge et surtout on a fait la grasse matinee ! On s est dit qu au fond on se leve toujours tres tot depuis le debut de ce voyage : pour un train, un bus a prendre ou un trek a demarrer, on est regulierement debouts vers 6h ou 6h30. Alors ce matin on a dormi jusqu a 10h ! Mais en fait c est vrai qu on n aime pas non plus rester au lit trop tard car on veut tellement toujours profiter de nos journees !!



Vidéo Trek du W


Trek du W - Chili par CombiPat

Musique sur http://www.jamendo.com
- Greendjohn - 1,2,3,piano
- Indian spirit by Zero Project - Warrior's honor


Demain 8 mars on part pour Punta Arenas, capitale de la Patagonie chilienne a 3h au sud de Puerto Natales.