lundi 31 mai 2010

Tacuarembo et sejour en estancia - 25 au 29 mai

A 5h30 de route de Melo, Tacuarembo est situe au centre-nord de l Uruguay. C est la patrie du Gaucho, de ses traditions, de sa culture forte et omniprésente dans tout le pays, dans toute la ruralité de l Uruguay. A part le musée du Gaucho et la proximité du village natal de Carlos Gardel, la ville de Tacuarembo n a rien de particulier en elle même. On y est allé pour une expérience, pour vivre les traditions gauchesques au cœur de leur réalité dans une vraie estancia (une estancia est un ranch : c est le mot utilise en Uruguay et en Argentine, c est une Hacienda au Chili).
L Uruguay compte une centaine d estancias accueillant des voyageurs. La plupart d entre elles sont des estancias touristiques plutôt chères et assez luxueuses, proposant des activités de tourisme rural payantes. Nous, nous voulions une véritable expérience pour partager la vie et le quotidien de gauchos : nous avons passe 4 jours extraordinaires dans l estancia Panagea située a 1h30 de route de Tacuarembo en direction de Salto chez Juan Manuel et Suzanna. L estancia Panagea compte 1000 hectares de terrain et pas moins de 1600 moutons, 900 vaches, 88 chevaux, 44 cochons et des poules... L estancia appartenait au grand père de Juan Manuel ; elle est située en pleine nature, au milieu d immenses étendues vertes, avec de petites collines, des cours d eau, des pierres de granit. Nous avons d abord appris a seller les chevaux : les selles des gauchos sont différentes, plus confortables, recouvertes d une peau de mouton. Le mors lui aussi est diffèrent, plus long dans la bouche du cheval. Les rênes se tiennent d une seule main, autre différence. Notre quotidien consistait a monter a cheval matin et après midi pour aller chercher le bétail -moutons ou vaches-, le rassembler, l emmener dans le corral pour le vacciner, le traiter contre les parasites ou encore sélectionner les bêtes devant partir a la vente ici ou la. Belinga et sa famille habitent et travaillent dans l estancia de Juan Manuel. Avec son chapeau, son poncho et sa petite moustache, Belinga a tout du parfait gaucho. L épouse de Juan Manuel, Suzanna est d origine Suisse allemande ; sa gentillesse et sa générosité nous ont beaucoup marques et touches. Leur petite fille Darma a 11 mois et déjà elle semble apprécier de se tenir sur un cheval ! Une vraie petite Gaucha pour l avenir ! Cette expérience dans l estancia sera inoubliable, nos chevauchées pour conduire le bétail en traversant de splendides étendues vertes nous ont charmes. Le paysage est vraiment attachant. D autant qu on a aussi rencontre d autres voyageurs très sympas : Kim, de Suède ; Stéphanie et Luke d Australie. Dans l estancia Panagea, pas d électricité : un générateur permet juste d avoir de la lumière de 18h a 22h. Le reste du temps on utilise la bougie ou le beau feu de cheminée pour des soirées chaleureuses.
Être Gaucho est d abord un mode de vie en Uruguay : c est chevaucher libre dans des étendues sans fin ; c est une capacité extraordinaire a dompter et comprendre les bêtes. Comme on l a lu : la douleur du gaucho s exprime et s estompe dans les vastes étendues qui sont les siennes ; en ville, la douleur du gaucho se fond dans le tango, aux sons nostalgiques. Tango, vie rurale et traditions gauchesques sont donc étroitement mêlées en Uruguay...
Si l Uruguay ne compte que 3,5 millions d habitants, il compte 10 millions de têtes de moutons et 11 millions de vaches. 86 % des terres du pays sont dédiées a l agriculture, d ou son extrême ruralité et son élevage extensif ; l Uruguay est le 5e pays producteur de laine de mouton.




La vidéo :



Vidéo accompagné des musiques :
-Poupine de Popof pour le générique d'introduction
-Melodinette de Popof
sur http://www.jamendo.com/fr/

Nous sommes repartis les 30 et 31 mai sur Montevideo a 5h30 de bus de Tacuarembo ou nous avons retrouve nos amis Johanna et Pascal que nous avions rencontres en Inde. Il leur reste 2 mois et demi de voyage et ils vont poursuivre en Bolivie et au Pérou. On a de nouveau passe de supers moments ensemble et on en avait des tonnes de souvenirs et d anecdotes a partager sur nos 6 mois de voyage respectifs depuis notre rencontre en Inde !

dimanche 23 mai 2010

Melo - 23 au 24 mai

On est ici en mauvaise saison, le temps n est pas top, beaucoup de choses sont fermees. On est reparti le 23 mai matin de Chuy jusqu a la ville de Treinta y Tres -a 3h de route plus au nord-que nous avons visitée en attendant la connexion du bus pour la ville de Mélo encore plus au nord Est, non loin du Bresil. C est dimanche et tout est vide. Il y avait quand meme un marche a Treinta y Tres mais rien de génial. Les paysages s ouvrent sur l horizon et leur platitude permet de voir tres loin, jusqu'aux limites du regard. Ce sont ceux d une jolie campagne mais c est un peu monotone, même si on y voit de très nombreux troupeaux de vaches -car la vache est a l Uruguay ce que le mouton est a la Nouvelle Zelande !- qui paissent dans des palmeraies parfois, ou dans des pres bien verts. Pas étonnant que l Uruguay ait remporte le prix Guinness des records en 2008 avec une parrilla géante de 12 000kg de viande et un barbecue de 1500m de long. De quoi devenir définitivement végétarien ! Les villes sont petites ou moyennes et sont toutes sur le même modèle, une place centrale, peu animée, d ou partent des ruelles aux maisons basses et un peu quelconque. Le pays ne respire pas la vie... Bon, l Uruguay c est pas notre destination préférée, soyons clairs.
On continue de monter plus au nord, a Tacuarembo et on cherche pour passer quelques jours dans une estancia -un ranch- quelque chose de couleur locale qui mette un peu de piment dans tout ça !!!

Chuy - 21 au 23 mai

Chuy, situe a l extrême Est de l Uruguay et a 1h de Punta del Diablo, est la ville frontière avec Chui au Bresil. Chuy et Chui se partagent une rue tres commerçante avec de nombreux magasins detaxes, il suffit de traverser la rue. Il y a plus de magasins a Chuy qu'a Chui, on y trouve parfum, alcool... et on peut dénicher quelques bonnes affaires sur des vêtements de marque. On a fait laver notre linge a Chui -donc au Brésil si vous nous avez suivis-. Cote Chuy, la rue s appelle Avenida Brasil et cote Chui, Avenida Uruguai. Les gens parlent un mélange d espagnol et de brésilien impossible a comprendre, avec un débit incroyable... difficile de les arrêter. On mange aussi mal et gras a Chuy qu a Chui : on trouve de nombreux restaurants tenedor libre, la version américaine de all you can eat. De la quantité mais pas de la qualité... Des qu on sort de la rue commerçante, Chuy n est qu un petit village aux rues a peine goudronnées.
On est allé le Parc de San Miguel situe a quelques km de Chuy. Un joli parc avec un fort construit en 1734 par les Espagnols et renforce par les Portugais en 1737. Le fort San Miguel est plus petit que celui que nous avons visite dans le Parc de Santa Térésa mais plus mignon et surtout il est dans un très beau décor. Palmiers, figuiers de barbarie, cactus, oliviers... et une vue sur le parc avec lagunes et collines. Comme celui de Santa Térésa, le fort de San Miguel a été transforme en musée permettant d imaginer la vie de l infanterie dans le fort a l'époque. A cote du fort, deux musées intéressants : le musée criollo avec des attelages et des matériels agricoles des 18 et 19e siècles et le musée Indigène qui présente la culture et l habitat des Indiens Churruas qui habitaient l Uruguay a l'arrivée des colons. Refusant pour la plupart l acculturation forcée, ils ont ete progressivement extermines puis définitivement massacres en avril 1831 a l aube de l'indépendance du pays, un terrible génocide qui a mis fin au passe de l Uruguay.

jeudi 20 mai 2010

Punta del Diablo - 19 au 21 mai

Punta del Diablo est un drôle de petit village construit dans les dunes bordant la plage. C est plutôt un village de pécheurs, a 2h a l Est de la Pédréra. En fait, Punta del Diablo, c est ni beau ni moche, c est... différent ! On lui trouve un air `grunge` avec ses maisons de bric et de broc, désordonnées, certaines sur pilotis, d autres de couleur carrément mauve ou dans des tons bizarres. Les vagues déferlent ici toujours aussi sauvagement sur l estran. Il ne fait pas trop froid mais le temps est a l'humidité, beaucoup de moiteur dans l air.
Non loin de Punta del Diablo, on est allé visiter le Parc Santa Térésa avec de beaux oiseaux et de tres beaux arbres. Il faut dire que l Uruguay abrite 450 espèces d oiseaux différentes, avec des flux migratoires toute l'année. Dans le Parc, la forteresse Santa Térésa construite par les Portugais en 1762, restaurée au début du siècle et transformée en musée ; très intéressant. Cette forteresse a été reprise par les Espagnols et fut le lieu de longues batailles entre Portugais et Espagnols. D ailleurs, toute une série de forts ont été ériges le long du Rio de la Plata a la même époque.
On n est pas dans la saison la plus favorable pour visiter le pays, dommage car en été, on peut voir a Punta del Diablo et du cote de Cabo Polonia un peu plus a l ouest, des lions de mer et des baleines -la ballena franca austral-.



On repart demain 21 mai pour Chuy, ville frontaliere avec le Bresil.

mercredi 19 mai 2010

La Pedrera - 16 au 19 mai

La Pedrera est un village de quelques centaines d habitants situe dans le département de la Rocha a 4h de bus a l Est de Montevideo. Le long de la route, des champs et des prés bien verts a perte de vue avec des vaches : un paysage sans surprises, sans tourments, sans complications ; comme si tout, toujours, devait demeurer paisible.
Hors saison, comme c est le cas actuellement -la haute saison étant entre novembre et février/mars-, quasi tout était ferme a la Pedrera : on a quand même trouve a se loger dans un appart-bungalow avec vue sur l'océan, négocie moitie prix. Les propriétaires plus que charmants. En pleine saison, 90 % des touristes de la Pédréra sont argentins, les autres venant essentiellement d autres pays d'Amérique Latine et surtout du Brésil tout proche ; peu d'Européens visitent l Uruguay. En tout cas il y a de superbes baraques a La Pédréra, dignes des plus belles maisons d architecte avec grandes baies vitrées donnant sur l'océan. Un océan aux vagues déchainées avec quelques surfers. Beaucoup de vent et un soleil aux couleurs d automne. On a fait de longues balades sur la longue longue plage et sommes allés visiter le village de la Paloma a 9 km et son joli phare datant de 1870 sur le Cap Santa Maria.
La visite de l Uruguay, c est tout sauf une course aux merveilles. C est la découverte et la visite de choses simples, simplement. C est un pays paisible avant tout. Et il me revient une citation lue a Montevideo d un certain D. Viscott qui convient tout a fait au pays : `Si no puedes hacer cosas grandes, puedes hacer cosas pequenas de una gran manera` (si tu ne peux pas faire de grandes choses, tu peux en faire de petites avec grandeur).




On est reparti le 19 mai pour Punta del Diablo, un village de pecheurs plus a l Est sur la cote en direction du Bresil.

samedi 15 mai 2010

Montevideo - 14 au 16 mai

On a mis 2h30 pour venir a Montevideo, capitale de l Uruguay, depuis Colonia del Sacramento. Un bien court trajet par rapport a ce qu on a connu tous ces temps ! D ailleurs il nous semble déjà que 2 choses seront ici en Uruguay, foncièrement différentes : les distances justement, quand on aura fait 5h de route on aura traverse presque tout le pays ! Et puis la platitude des paysages : une colline de 100 m est déjà un haut sommet !
L Uruguay est un petit pays enclave entre deux géants -Argentine et Brésil-qui compte 3,5 millions d habitants dont la moitie vit a Montevideo. Le reste de la population étant très urbanisée, autant dire qu il reste de la place dans le campo pour ceux qui veulent s y installer... Montevideo est une capitale beaucoup plus modeste et moins clinquante que sa comparse Buenos Aires. On lui trouve même un air vieillot et tristounet, tourne vers le passe. Ici moins de belles façades, plutôt des rues sombres et souvent sales. Ce que les deux villes ont en commun, malheureusement, c est un grand nombre de pauvres fouillant dans les poubelles, quitte a rentrer dedans complètement ; car ici les poubelles sont très grandes. On voit régulièrement dans les rues de Montevideo, des carrioles a cheval tirées par des personnes faisant le tri des poubelles pour en retirer carton ou papier. Il faut dire que l Uruguay a beaucoup souffert de la crise argentine du début des années 2000 et a sans doute plus de mal a s en remettre.
L'artère principale de Montevideo c est l Avenida 18 de Julio. Très commerçante et plutôt agréable, elle va jusqu’à la place de l Indépendance d ou démarre la ciudadela, la vieille ville qui se prolonge presque jusqu'au port. Le marche du port est très sympa, c est le lieu idéal pour déguster asados et parrillas : par dizaine, des comptoirs avec toutes sortes de viandes, saucisses, boudins et autres tripailles cuisant sur des barbecues géants. Notre taux de cholesterol a du monter en flèche depuis qu'on est en Amérique Latine... et c est donc pas fini car l Uruguay est le pays du bétail par excellence, le pays du gaucho selon la pure tradition : ce cavalier insoumis, a l esprit libre et rebelle qui a joue un rôle déterminant ici, comme en Argentine, dans l'indépendance du pays.



On repart demain 16 mai pour La Pedrera a l Est de Montevideo sur la Cote Atlantique, en espérant que la couleur de l eau sera plus engageante qu'ici, couleur marron terre... et que le temps va s améliorer. Hier il faisait grand beau mais aujourd’hui c est une vraie journée d automne. On reviendra a Montevideo en fin de mois ; on a donc pu alléger nos sacs pour repartir plus légers. On visitera alors certains des nombreux musées de la ville, culturellement assez riche.

jeudi 13 mai 2010

Colonia del Sacramento - 12 au 14 mai

On a pris un ferry de la compagnie Buquebus pour traverser l estuaire du Rio de la Plata entre Buenos Aires et Colonia del Sacramento en Uruguay, il faut 3 heures. Il existe des bateaux express qui font la traversée en 1h mais c est plus cher. Notre ferry était très bien.
Colonia del Sacramento est une petite ville créée par les Portugais en 1680 en plein territoire espagnol compte tenu de sa position stratégique au bord du Rio de la Plata. Les Espagnols ont bien sur riposte et les deux pays se sont battus pendant prés de 100 ans... Le quartier historique de Colonia est agréable, rues pavées, maisons colorées, promenades le long du fleuve plutôt marron que bleu ; ses eaux ne font pas rêver.
Ce qui est marrant, c est qu'on a vu plein de vieilles voitures dans les rues de Colonia, garées la sans doute depuis des années... comme si le temps s'était fige. De quoi ouvrir un beau musée ou faire plaisir aux collectionneurs !
Colonia est le rendez vous des Porteños qui viennent passer la journée pour s aérer, les prix des logements y sont donc élevés. Colonia c est joli, mais pas besoin de s y attarder plus que ça.



On continue notre route et partons pour Montevideo le 14 mai.

samedi 8 mai 2010

Buenos Aires - 7 au 12 mai

On a mis 19h pour parcourir les 1300km qui séparent Puerto Iguazu de Buenos Aires. Mais on a pu dormir un peu car le bus était particulièrement confortable avec un service a bord de diner et petit déjeuner (compagnie de bus Rio Uruguay). Federico et Ingrid, le couple de Buenos Aires qui nous avait pris en stop sur l ile de Chiloe au Chili ou ils étaient alors en vacances, sont venus nous attendre a la gare routière. Ca fait drôlement plaisir d'être attendus quelque part ! D autant qu on avait deja bien sympathise tous les 4.
On loge en plein centre de Buenos Aires, sur l immense Avenue de Mayo, et de notre fenêtre on voit l Avenida 9 de Julio, l une des plus larges du monde (jusqu'a 140m). Buenos Aires capitale federale compte 3 millions d habitants et 13 millions si on y ajoute les alentours : c est la 2eme plus grande métropole d'Amérique du Sud après Sao Paulo au Brésil et l une des 10 plus grandes du monde. Buenos Aires est située au bord de l estuaire du Rio de la Plata long de 290km et large de 48km. Il sépare l Argentine et Buenos Aires de l Uruguay et sa capitale Montevideo. Buenos Aires a parfois des airs de Paris avec ses immeubles de style Haussmanien. On s est balade dans les rues piétonnes Lavalle et Florida tres animées le soir, plein de restos, cafés... Avec nos amis Porteños (c est ainsi qu on appelle les habitants de Buenos Aires) et 2 étudiants lillois loges en couchsurfing par Federico et Ingrid -Tiphaine et Francois Xavier- on a visite le quartier de la Boca avec sa calle Caminito, ses maisons multicolores, ses boutiques de souvenirs au gout de tango et ses nombreux bars avec spectacles de rue de tango. Puerto Madero est un quartier chic, anciens docks récemment rénoves au bord du Rio de la Plata avec un petit port sympa et un beau bateau a voiles datant de 1899 a visiter. Une promenade très agréable longe le fleuve, pas mal de verdure, le tout domine par de nouveaux gratte-ciels d habitations. On a bien aime ces 2 quartiers, chacun dans leur genre. De Puerto Madero, on peut rejoindre la Plaza de Mayo et le palais rose du gouvernement en traversant le Puente de la Mujer sur le Rio de la Plata. Le quartier de San Telmo est quant a lui plutot boheme avec ses rues pavées et ses nombreux spectacles de rue. Le dimanche a lieu la feria : on pensait qu il s agissait d une brocante mais c est pas le cas ; la rue principale de San Telmo qui part de la Plaza de Mayo est remplie de vendeurs d artisanat. Le quartier de Palermo Viejo, assez tranquille, ne nous laissera pas un souvenir impérissable, et heureusement qu'on n y loge pas car il est loin des stations de métro et donc excentre par rapport au centre ville. On lui a préféré Recoleta avec ses cafés et son énorme ficus plante en 1800. Le Microcentro est le quartier des affaires avec la banque centrale d Argentine et plein d autres banques qui affichent en chiffres lumineux les valeurs de l euro et du dollar. Le métro de Buenos Aires fait assez vieillot ! Et pour cause : c est le 1er métro de l'hémisphère sud a avoir été mis en service en 1913. Il est toujours bonde, c est une horreur ! L'intérieur des wagons de certaines lignes est en bois comme dans nos anciens tramways. Rien a voir avec les super métros qu on a connus a Hong Kong ou Sydney.
On ne pouvait pas quitter l Argentine et Buenos Aires sans assister a un spectacle de tango argentin ! On a donc passe une soirée qui a commence par un cours d une heure de tango avec l enchainement de quatre pas sur 6 ou 8 temps avec le gancho (mouvement de jambe droite de la dame entre celles du monsieur) et des tourniquets de la dame entre les bras de son homme... pas si facile de ne pas se marcher sur les pieds et d'éviter de se donner des coups dans les mollets ! Ensuite un super spectacle avec diner bien arrose de vin rouge, un syrah de la région de Mendoza. Le tango est une danse très sensuelle et les entrejambes sont impressionnants...

On part le 12 mai pour l Uruguay avec un premier arrêt a Colonia del Sur, a 3h de bateau de Buenos Aires en traversant le Rio de la Plata.

jeudi 6 mai 2010

Puerto Iguazu / chutes d Iguazu - 3 au 6 mai

Entre Posadas et Puerto Iguazu il y a quand même 300 km, on a mis 5h de bus. Puerto Iguazu est situe a l extrémité Est de la corne de l Argentine, au confluent des puissants Rios Parana et Iguazu et aux frontières avec le Brésil et le Paraguay. D ailleurs, on voit les trois frontières et les deux rivières depuis un point précis de la ville. La couleur de la terre est rouge, c est comme de l argile et la végétation tropicale, il fait chaud et humide. Quel changement avec le désert de ces dernières semaines !
On est bien sur allés visiter les superbes chutes d Iguazu, parmi les plus importantes du monde : 280 cascades qui chutent de 70 a 80 m de haut, le spectacle s etirant sur plus de 2,5km. C est aux chutes d Iguazu qu a ete tourne le film Mission de Roland Joffe. Les chutes du Niagara a cote, font bien rikiki ! C est tellement beau qu'on en a les larmes aux yeux. On voudrait que notre mémoire nous soit fidèle longtemps, pour garder le souvenir de ces images ancre pour toujours. C est sans doute l une des plus belles choses que l on ait vue au cours de nos voyages. Éblouissant, d autant plus que le niveau de l eau était très haut, on s est fait pas mal mouiller en passant sur les passerelles tant la puissance des embruns est importante. A chaque angle de vue différent, c'était un nouvel extase. On est allé voir les chutes a la fois cote brésilien et cote argentin, les deux valent la peine sans aucun doute. Cote brésilien, la visite dure environ 2h30, les passerelles sont moins nombreuses. Le tour cote argentin est plus long (circuit inférieur et circuit superieur), même si, compte tenu du niveau de l eau, la terrible garganta del diablo et l isla San Martin étaient fermées. En prime, on a eu plusieurs fois de magnifiques arcs en ciel qui semblaient traverser les chutes.
Dans le parc, on a parcouru ensuite le sentier Macuco a travers la jungle, environ 3h de marche AR. A vrai dire, on l a trouve un peu monotone... mais on a quand même vu des mygales, des fourmis énormes et un animal de la famille des fourmiliers appelé goato. Par contre ni puma, ni jaguar pour lesquels la brochure du parc nous donnait quelques consignes !!!... en cas de rencontre fortuite...
Au Brésil, on est aussi allé visiter le barrage hydraulique d Itaipu, co exploite par le Bresil et le Paraguay. C est le plus puissant barrage du monde : sa construction a démarré en 1975, les premières turbines ont fonctionne des 1984. Il a atteint sa pleine puissance avec ses 20 turbines en 1991. Il produit 14 millions de kWh, et répond aux besoins en électricité du Brésil pour 25 % et pour 90 % a ceux du Paraguay. Le barrage des Trois Gorges en Chine mis en service en 2009 est plus grand mais Itaipu demeure plus puissant. C est très impressionnant.
Au Brésil toujours, on est allé visiter le Parque de las Aves, un parc avec 800 espèces d oiseaux d'Amérique du Sud en semi liberté. On rentre dans les cages, c est super. Plein de toucans, de flamands, de papillons, d espèces inconnues pour nous, plein de belles couleurs partout tout autour de nous. On y voit aussi des boas et des anacondas.

chutes Iguazu cote argentin



chutes Iguazu cote brésilien



parque de las aves (Bresil)



On repart en fin d'après midi ce 6 avril en bus pour Buenos Aires et arriverons demain matin. Soit environ une nouvelle étape entre 17 et 20h de bus... On finit par être rodes !!!

dimanche 2 mai 2010

Posadas - 2 au 3 mai 2010

On a donc enchaine les trajets depuis San Pedro de Atacama (Chili) en revenant sur Salta (Argentine) en 12 h de bus le 30 avril puis le lendemain 1er mai, bus de Salta a 15h et arrivée a Posadas le 2 mai a 8h30 du matin. On s'était pris cette fois des places en cama (couchettes), c est pas un vrai lit ! mais c est mieux que les semi-cama que l on prenait habituellement même la nuit. La route est rectiligne, sans surprise depuis Salta. On a change de paysage : a nouveau des arbres et de la verdure ! et de climat : plutôt de type tropical humide ici. Rien de spécial a Posadas, c est une grande ville de prés de 250 000 habitants. Sa particularité tient au fait qu elle est située dans la corne Est de l Argentine, face au Rio Parana -le deuxième plus grand fleuve d'Amérique du Sud après l Amazonie- et au donc face au Paraguay sur l autre rive. Un pont d environ 2,5 km permet de joindre Posadas l argentine a Encarnacion la paraguayenne. Le dimanche, les villes argentines sont mortes, tout est ferme ; on a même eu du mal a trouver a manger. Finalement on s est offert une bonne parrillada en centre ville (viandes cuites au barbecue) et un flan maison en dessert. En Argentine, les flans sont particulièrement bons, on les conseille (flan caseros). Globalement, on aura bien mieux mange en Argentine qu au Chili, c est plus varie.
On voulait prendre un bus pour aller visiter les missions jésuites et en particulier celle de San Ignacio qui a été restaurée. Mais il pleuvait tellement genre tempête, qu'on a laisse tomber et on est parti directement sur Puerto Iguazu, a l extrémité de la corne Est de l Argentine. En fait, on aurait du aller directement passer la nuit au village de San Ignacio situe a 65 km a l Est de Posadas pres des missions. Tant pis !