mercredi 23 décembre 2009

Ile de Koh Chang / Thailande - 18 au 26 decembre

Nous sommes arrives sur l ile thailandaise de Koh Chang le 18 décembre a 21h après 14h de voyage depuis Siem Reap au Cambodge. Le trajet fut d autant plus long que le bus était cette fois vieux et inconfortable. Nous avons passe la frontière au poste de Poipet au nord est de Siem Reap apres 3h30 de route environ. Passer les frontières terrestres, c est toujours éprouvant : il fait très chaud, beaucoup de monde, une queue interminable des 2 cotes de la frontière, des odeurs de poissons... et il faut se coltiner les sacs entre les 2 postes, assez éloignés l un de l autre, attendre le bus de l autre cote de la frontière... On a pris le ferry pour Koh Chang a 19h30 le soir, il faut une petite heure de traversée.
Nous voila bien installes en tout cas dans un bungalow au Sea View Resort, sur la plage de Kai Bae située a l est de l ile. C est notre semaine de vacances au milieu du voyage ! et oui ici nous sommes touristes plus que routards ! Au programme : farniente, plage, découverte, canoé, baignade... Nous passerons Noël dans ce petit paradis. L ile de Koh Chang est très montagneuse. Une route en fait presque le tour, le centre est couvert d une foret primitive. C est tout de même très touristique, donc peu authentique c est dommage. Les hôtels ou bungalows se succèdent les uns les autres, tous les styles, tous les prix. Il est parfois du coup difficile d accéder a la plage ou de longer la mer. Mais bon c est quand même magnifique et nous connaissons notre bonheur !

Nous remonterons le 26 décembre sur Bangkok en bus ou nous rejoindrons notre amie la Cat chez qui nous resterons jusqu'au 28 décembre. Et après cette parenthèse vacances, nous reprendrons une phase plus sportive de notre voyage : le 28 décembre nous partons en Tasmanie pour 2 semaines ou nous attend un trek en autonomie de 6 jours, avant de nous envoler le 16 janvier sur l'Amérique du Sud en commençant par l Ile de Paques.

dimanche 13 décembre 2009

Siem Reap / Angkor - 11 au 17 decembre 2009

De Siahnoukville nous sommes repasses par Phnom Penh pour repartir sur Siem Reap situe a 350 km plus au nord et a 6 heures de bus. Siem Reap est la porte d'entrée pour la visite des célèbres temples d Angkor, c est donc une petite ville très touristique dotée d une offre d hotels et de restaurants qui nous a la encore surpris. Le centre ville est assez petit, organise autour du Old Market et de quelques rues commerçantes qui grouillent de tuk tuk en attente de clients. Et c est au rythme des `hello tuk tuk`qu on traverse les rues ou qu on se balade ; et quand on répond `no thank you`, on a toujours un sourire en réponse accompagne d un `thank you sir`.

Les temples d Angkor
On a pris un forfait de 3 jours pour visiter Angkor en ... tuk tuk. Le site est extrêmement étendu et impossible de tout faire a pied. Nous ne sommes pas déçus par Angkor, c est tout simplement beau, beau, beau. Angkor, c est comme le Machu Picchu au Pérou, le temple de Borobudur a Java, le site de Pagan en Birmanie ou bien encore Palenque au Mexique... et j en passe. Ces endroits mythiques que l on rêve de découvrir et d aller explorer de ses propres yeux au delà des photos et des livres...
Le site d Angkor témoigne de la grandeur de l empire khmer dont elle était la capitale, entre le 9eme et le 12eme siècle. L empire couvrait alors l actuel Cambodge ainsi qu une grande partie de la Thaïlande, du Vietnam et du Laos et comptait environ 1 million d habitants. Dix Rois se sont succède, chacun ayant voulu surpasser son prédécesseur dans la magnificence des édifices qu il faisait construire. Angkor était alors a son apogée avec une puissance militaire, économique et culturelle qui dominait toute l Asie du Sud Est. La cite d Angkor a été découverte par un architecte français en 1846, elle était alors envahie par la jungle.
Le premier jour nous avons visite les principaux temples en suivant ce qu on appelle communément le petit circuit (17km) : la cite d Angkor Thom qui compte plusieurs temples et palais dont le principal est le Bayon (c est l un de nos préférés) ; chacun nécessitant facilement 1 a 2 h de visite. On visite aussi la terrasse des éléphants pour les cérémonies devant le Roi. Le temple Ta Prohm, nous a aussi beaucoup plu. Dégage de la jungle, certains pans de mur ne tiennent que par l'enchevêtrement des racines. Enfin, on a fini la journée a Angkor Vat, le plus célèbre et le plus grand monument religieux du monde.
Le deuxième jour on est reparti de bon matin -c est le matin qu on est le mieux car ensuite le soleil cogne...- pour le grand circuit. On visite alors d autres temples -certains d inspiration bouddhiste, d autres hindouiste- et palais dans un rayon de 26 km. On a bien aime le East Mebon en forme de pyramide.
Le troisième jour nous avons complété la visite par d autres temples situes a l extérieur d Angkor : le Banteay Srey a 40 km environ au nord (c est quand même un peu loin pour la taille du temple a visiter dixit Patrice et il y a beaucoup de monde), le Banteay Samre et le Bakong a l Est (groupe Roluos). Le trajet en tuk tuk nous a permis de voir tranquillement la campagne environnante, paysages de rizières et maisons sur pilotis comme au Laos. Le sous sol des maisons est occupée comme une pièce a part entière, ombragée et partagée avec les animaux (poulets et cochons), hamacs tendus entre les pilots pour se prélasser. Au bord de la route les femmes concoctent des sucreries a base de canne a sucre au gout de caramel, c est pas mauvais.


La danse royale traditionnelle, l Apsara
On est alle assister a un spectacle d Apsara, la danse traditionnelle khmère qui remonte au passe prestigieux d Angkor. L art des Apsaras (nymphes célestes) faisait écho a la gloire du Roi divin. Mouvements de mains stylises, costumes lames a paillettes, coiffes en forme de stupas... Seules les femmes dansent dans cette danse royale. Les bas reliefs de nombreux temples d Angkor représentent d ailleurs musiciens et Apsaras. D autres tableaux de danse représentaient des scènes de la vie quotidienne cambodgienne : travaux dans les champs de rizières, relations amoureuses homme/femme... Un beau spectacle accompagne d un buffet dinatoire khmer dont les spécialités tournent essentiellement autour du amok, une préparation a base de viande ou de poisson avec une sauce a la noix de coco, beaucoup de plats a base de fruits de mer ou de sauce a l huitre, du riz bien sur.



Le lac Tonle Sap et le village flottant de Kampong Phluk
Difficile d avoir des infos claires sur la meilleure façon de visiter la région du lac Tonle Sap. On est donc parti en tuk tuk jusqu'au bourg de Roluos (pas très loin des temples). De la on est monte chacun a l'arrière d une mobylette pour parcourir plusieurs km sur une piste sableuse avec bosses et trous (pas super pour le dos !) qui nous suspendaient au dessus de la selle... jusqu'au chenal ou etaient amarres des bateaux a moteur. On est monte a bord, le bateau remonte le chenal du Tonle Sap avant d atteindre le village flottant de Kampong Phluk et ses maisons maisons sur des pilotis de plusieurs mètres de haut. 540 familles habitent le village qui compte aussi son école, sa pagode... C est vraiment extraordinaire cet endroit : filets de pèche de toutes tailles suspendus aux maisons, pilotis enchevêtrés, crevettes du lac séchant au soleil, femmes préparant du poisson sèche, ustensiles de cuisine suspendus, barques se croisant sur le chenal... Du bateau a moteur on est passe a la petite barque pour aller plus avant dans le village et visiter ensuite la foret inondée.
Il faut dire que le lac Tonle Sap marque fortement la géographie et l'économie du Cambodge en faisant vivre 1 million de cambodgiens autour des activités de pêche et en constituant la moitie des ressources en poisson du pays. Le lac fait l objet d un phénomène hydrobiologie unique au monde : a la saison des pluies (de mai a octobre), la rivière Tonle Sap renverse son cours et alimente le lac au lieu de couler au sud en direction du Mekong et du confluent de Phnom Penh. Le lac passe de 2500 km2 a plus de 13 000 km2 et de 2,20 m de profondeur a 10 m. Il regorge alors de poissons, crevettes ; la foret est inondée et les terres autour rendues fertiles, les oiseaux migrateurs trouvent refuge. A la saison sèche, la rivière Tonle Sap retrouve son cours normal et repart alimenter le Mekong. Ce phénomène a permis au lac d être classe en biosphère réservée ; il est pourtant menace par les barrages et la déforestation ce qui mettrait en péril tout un pan de l'économie et de la culture cambodgienne.



Nous ferons le trajet Cambodge-Thailande en bus le 18 décembre en passant la frontière au poste de Poipet avant de redescendre sur l ile de Ko Chang ou nous passerons les fêtes de Noël. Joyeux Noël a tous !!!

Siahnoukville - 6 au 10 decembre 2009

Siahnoukville est situe a 250 km au sud de Phnom Penh dans le golfe de Siam. Il nous a fallu environ 4 heures de bus pour y aller ; les services de bus cambodgiens sur les principales destinations sont de très bonne qualité, plusieurs compagnies privées se font concurrence. On aurait bien aime avoir de tels bus au Népal ! Et franchement on ne s attendait pas a ça. Le réseau routier est plutôt en bonne état et on nous a dit que 70 % ont été reconstruits récemment et la rénovation se poursuit.
Les plages de Siahnoukville sont d'étroites langues de sable blanc occupées, pour certaines d entre elles et par endroit de paillotes qui vont jusqu'au pied des vagues... La plage d Occeuthal en particulier est la plus aménagée ; celle d Otres plus au sud est plus calme, la mer est verte et chaude... on avait franchement du mal a croire qu on était en décembre, même en se pinçant très fort ! Sur la plage, on nous propose massage (les cambodgiennes ont des doigts de fee, et c est pas Patrice qui dira le contraire), soin des pieds, ananas frais, calamars grilles...
Un jour on a fait une excursion en bateau pour visiter quelques iles dans le golfe de Siam et du snorkelling mais bof, on a été déçus ; c est un peu l attrape touristes. On a quand même vu des dauphins et mange un excellent poisson grille sur la plage.
D ailleurs ça c est vraiment un truc super, les barbecues tout le long de la plage le soir : du poisson frais au choix et des fruits de mer emballes dans de l alu et grilles devant vous avec pommes de terre ou riz et petite sauce au soja et a l ail. On a goute du barracuda a nouveau et du white snapper (en français on sait pas ce que c est) et des énormes crevettes et des crabes et des calamars (pas tout le même soir évidemment !). Et avec les Happy Hours, la bière était a 0,50 US et Patou en a largement profite, pour ne pas dire abuse... dixit Cathy qui se contente de soda water.
On était dans un hôtel en face de la plage, il n y avait que la rue a traverser. L hôtel était plutôt correct (le Markara) sauf qu il y avait une discothèque en face qui faisait boom boom jusqu’à 5 heures du matin... On a pourtant change de chambre mais on aurait du carrément changer d hôtel car ça a mis Patou en rogne un matin parce qui il avait mal dormi...

Conseils au voyageurs : Eviter donc le Markara Hotel même si les chambres sont bien car c est vraiment bruyant ; et préférer la plage d Otres accessible par une petite route non goudronnée en tuk tuk ou par la plage, a pied, ça prend 45 mn. Et l excursion en bateau sur les iles n est pas indispensable (ile Bamboo entre autres) car décevante.

jeudi 3 décembre 2009

Phnom Penh - 3 au 6 decembre 2009

Nous sommes arrives a Phnom Penh en fin de matinée le 3 décembre 2009 après 2h30 de vol depuis Hong Kong avec la compagnie Cathay Pacific (Dragon Airlines) et un super service a bord. Nous avons a nouveau recule nos montres d une heure après les avoir avancées de 2h30 a notre arrivée a Hong Kong après Bangalore ou nous les avions avancées encore depuis le Népal... On se perd dans les changements d horaire mais heureusement on s adapte vite et facilement !
On avait réserve la veille par internet notre chambre d'hôtel a Phnom Penh au Golden Gate et on est plutôt bien tombe. Les rues a Phnom Penh ne portent pas de nom mais des numéros et c est pas facile de retrouver son chemin. Bien sur inutile de compter sur Cathy qui part toujours dans le mauvais sens (mais pas seulement a Phnom Penh de toute façon) ; heureusement super Patou est la avec son plan et surtout son sens de l orientation. Ceci dit, on a quand même eu du mal a retrouver l'hôtel le premier soir...
La monnaie utilisée ici est le dollar américain et on a eu la surprise de voir que les distributeurs de billets ne délivrent jamais de Real cambodgien, c est presque une monnaie virtuelle !
Phnom Penh, la capitale du Cambodge est située au confluent des fleuves Tonle Sap et Mekong ; elle compte 2 millions d habitants sur les 15 millions environ du pays. C est une ville extrêmement dynamique, très animée en particulier dans le quartier des quais du fleuve Tonle Sap ou regorgent les restaurants khmers et internationaux avec des cartes impressionnantes. Nous nous sommes fait plaisir entre un excellent restaurant libanais (Le Cèdre) et un restaurant français dont la carte était digne des Grands Chefs a des prix tout a fait raisonnable (La P`tite France et Comme a la Maison). Tous les soirs, la jeunesse cambodgienne danse sur toutes les places sur des rythmes effrénés, chacun a sa mobylette ou son scooter ce qui fait un nombre carrément délirant de 2 roues circulant ou garées en 3eme ou 4eme position le long des places... Le Cambodge donne l image d un pays tourne vers l avenir en dépit de la souffrance encore bien visible des victimes des massacres et des tortures du régime de Pol Pot entre 1975 et 1979. Difficile de tourner de telles pages sombres de l Histoire.
A voir a Phnom Penh : le Vat Phnom, principal pagode de la ville ; le magnifique Palais Royal, le musée du génocide ou 20 000 personnes ont été torturées pendant les années noires avant d'être achevées dans les camps d extermination, le monument de l indépendance (le Cambodge a fait partie de l Indochine française de 1864 a 1953), le musée national qui contient la plus belle collection de statues khmères du monde, les nombreux marches (le marche russe, le marche Orussey, le marche de nuit, le marche central avec sa coupole jaune est en rénovation). Et puis bien sur, déambuler au hasard des rues permet des découvertes et des rencontres toujours riches avec la population par exemple lors de cérémonies de mariage ou de processions vers un temple. Une population extrêmement chaleureuse et souriante.

Hong Kong, la folie des grandeurs

Hong Kong - 28 novembre au 3 décembre 2009
Sous mandat britannique pendant 99 ans, le territoire autonome de Hong Kong a été restitue a la Chine en 1997. Hong Kong, qui compte 7 millions d habitants est scindée en deux parties principales : la péninsule de Kowloon avec les quartiers commerçants le long de l'artère centrale de Nathan Road et le quartier de Mong Kok. C est aussi sur Kowloon que sont situes la majorité des hôtels. Et puis l ile de Hong Kong, quartier d affaires et quartier international avec de nombreux restaurants, les gratte ciels, la banque de Chine...
Ce qu on retiendra de Hong Kong tout d abord c est la débauche, presque insolente, de luxure. On sort d un centre commercial pour passer dans un autre, tous aussi rutilants les uns que les autres, frottes voire aseptises... Tant de magasins de partout : audiovisuel, hifi, vêtements, bijoux,... toutes les grandes marques de tous les pays sont présentes. C est dingue cette frénésie du shopping. Mais Hong Kong c est aussi plein de contrastes avec ses quartiers de pêcheurs, son marche aux oiseaux et aux fleurs, son marche de jade, celui des fruits de mer séchés, ses pharmacies avec chinoiseries très bizarres (...), ses odeurs de poissons, ses crabes en vitrines, ses jardins et ses temples magnifiques du 19 e siècle pour la plupart et dans lesquels sont pratiquées les 3 principales religions de la Chine : Bouddhisme, Taoïsme et Confucianisme. Hong Kong c est vraiment un mélange de mondialisation et de tradition, selon le quartier.
Le métro est très pratique et propre, comme le reste ; impossible de se perdre - ou alors il faut le faire exprès !- tout est parfaitement indique. Le tramway permet aussi de faire des trajets facilement du cote de l ile de Hong Kong en visitant la ville en même temps. Tous les soirs on peut assister a un spectacle de lumières et lasers sur le Port Victoria et en cette période festive, les buildings étaient illumines de décorations de Noël en prime. Et puis il y a l avenue des Stars avec les empreintes de Jackie Shan (et bien d autres) ou bien encore celle de Bruce Lee et sa statue de 2 m de haut. Et puis on est aussi monte au Pic Victoria et au Sky Terrace qui dominent toute la baie de Hong Kong ; on monte par un tramway qui date de 1898 et puis bien sur la balade sur le Port Victoria avec le célèbre Star ferry lui aussi datant du 19 e siècle. On n a pas arrêté de marcher a Hong Kong qui nous a bien plu et ou il y a tant a visiter, beaucoup plus qu on pensait d ailleurs !

Conseils aux voyageurs : Pour visiter Hong Kong, il faut au moins 4 a 5 jours complets voire une semaine si on veut prendre le temps d aller se balader sur d autres iles et sur Macao a 60 km de la, ce qu on n a pas eu le temps de faire. On était a l'hôtel Oriental Lander reserve sur booking.com : la chambre comme partout a Honk Kong était aussi petite qu une cabine de bateau mais très propre, avec petits chaussons blancs tout neufs... On recommande cet hôtel situe dans le quartier de Mong Kok, station de métro Prince Edward.

mercredi 25 novembre 2009

Mysore - et conclusions indiennes...

Mysore - 24 au 26 novembre 2009
Nous avons atteint Mysore situe dans l Etat du Karnataka après seulement 3 petites heures de bus depuis la réserve du Nilgiri. Mysore est située a 160 km au nord de Ooty et 140 km au sud de Bangalore. Ce n est pas la plus désagréable des villes qu on a traverse en Inde du Sud. Mysore est surtout célèbre pour son Palais situe en plein centre ville : c est un des palais les plus remarquables de l Inde du Sud qui témoigne de la présence des Maharadjas et de leur gout pour le style baroque voire kitsch... Beaucoup de couleurs, de luxure, de marbre, de bois, de pierres précieuses et même des portes en argent. Le palais de Mysore a été construit au 19e siècle par la dynastie des Wodeyar dont le dernier descendant vit toujours dans le palais. On aime ou on n aime pas mais il est quand même grandiose.
Autre curiosité a Mysore, son marche immense, caractérise par ses allées aux étals de fruits et légumes qui n en finissent pas. Des fruits et des légumes que d ailleurs nous n avions jamais vus auparavant et on serait bien en peine de dire comment ca se mange ! ou même comment ca s épluche... Et puis surtout les allées de fleurs de toutes les formes, de toutes les couleurs, des colliers de fleurs qui peuvent faire plusieurs mètres de long et des odeurs de jasmins et de fleurs de lotus qui embaument (ça change un peu des mauvaises odeurs de la rue...). Toutes ces fleurs servent a décorer les temples hindous, les femmes s en servent de collier ou de barrette a cheveux, les Indiens en raffolent en période de fête. Les fleurs servent aussi a fabriquer des huiles essentielles vendues sur le marche ainsi que de l encens.

le palais et la ville de Mysore


les couleurs du marche de Mysore


Mysore sera notre dernière étape en Inde. Nous rejoignons Bangalore le 26 novembre en train avant de nous envoler sur Hong Kong. Et oui, après un peu plus de 4 mois de voyage nous allons quitter le continent indien pour une parenthèse asiatique jusqu’à la fin de l'année 2009, qui nous conduira a Hong Kong puis au Cambodge et en Thaïlande ou nous passerons les fêtes de Noël.

En conclusion de notre périple en Inde du Sud...
Nous sommes très contents de l'itinéraire que nous avons choisi de faire en Inde du Sud, très différente de ce que nous avions connu de l Inde a travers le Rajasthan en 2005. L Inde du Sud regorge de verdure, ses couleurs sont chatoyantes mais ses villes ont peu d attrait. La tolérance religieuse y est plus grande -on voit de nombreuses églises et mosquées- alors que le Rajasthan est ancre dans l hindouisme mais avec une richesse culturelle et un passe grandiose qui transcendent les villes du Nord. Au Kerala en particulier, le taux d alphabétisation des femmes est de près de 90 % alors que la moyenne de l Inde est a moins de 40 %.
Mais une constante demeure : le développement économique se fait en défaveur de l environnement : des villes polluées, bruyantes avec un concert de klaxons permanents, des détritus a tous les coins de rue et une population -même chez les jeunes- très peu sensibilisée a ces questions (c est comme s ils étaient nés avec un klaxon dans la main droite et maintenant avec un tel portable dans la main gauche). Les déchets sont jetés par les fenêtres des bus et des trains, par les passants qui se débarrassent de leur gobelet, de leurs sachets, bref, de tout ce qui les encombre. Il faut donc voyager en Inde en oubliant notre mode de pensée occidentale et faire fi de ce qui nous choque. On a trouve la population ici particulièrement chaleureuse et souriante ; nombreux ont été les Indiens que nous avons croises sur notre route prêts a nous servir ou nous rendre service. Même si parfois, avouons le, ils peuvent être collants et (très) pénibles !!!! Mais c est l Inde qu on aime ou qu on n aime pas mais qui ne laisse jamais indifférents... Il y aurait tant d autres choses a raconter sur ce grand pays totalement fascinant...

mardi 24 novembre 2009

Des plantations de the a la Reserve du Nilgiri

Nous avons commence a remonter en direction de Bangalore pour boucler la boucle depuis la mi novembre. On a choisi de passer par l'intérieur des terres et les montagnes. De Trivandrum, on est remonte en train a Cochin et de la, par la route jusqu’à la première étape de montagne : Munnar, puis Ooty et la réserve du Nilgiri.

Les Plantations de the de Munnar - 16 au 18 novembre 2009
KERALA
Munnar est une station de montagnes située a 1600 mètres d altitude, a 150 km a l Est de Cochin, au milieu des plantations de thé, de café, de bois de santal (utilise en cosmétiques), de poivrier, de citronnelle... On a même assiste a la fabrication artisanale de sucre roux a partir des plantations de canne a sucre. La nature est ici généreuse. Les paysages alentour et les couleurs vertes des plantations ressortent avec le bleu du ciel. Malheureusement le temps n a pas ete exceptionnel.
C est TATA Limited, leader mondial de la production de thé qui exploite les plantations de Munnar ; véritable empire industriel, tout lui appartient dans la région. Comble de l histoire, Tata a racheté l Anglais Tetley en l an 2000. Contremaitres et ouvriers sont loges dans des maisons bleues aux couleurs de l entreprise. On a visite le musée du thé ; très intéressant. Le thé est fabrique en 4 étapes : séchage des feuilles par ventilation, broyage, oxydation par envoi d air chaud (qui donne la couleur plus ou moins brune) et enfin tamisage a plusieurs niveaux pour séparer la poudre et les feuilles moins broyées. Plus les feuilles sont broyées -donc en poudre- moins le thé est de qualité, et plus il est fort. Depuis Munnar on a fait aussi une randonnée de 2 heures dans le Parc animalier de Chinnar mais a part des singes nous n avons pas vu d autres animaux...
Quant a la ville de Munnar, elle n a pas d attrait spécifique.
Une bonne adresse a Munnar : l hôtel Archana, proche de la gare des bus ou il nous a été facile de négocier une super chambre pour pas cher compte tenu de la basse saison. Attention aux guest houses situées près du temple hindou cote gare des bus qui peuvent être perturbées par la musique des 5h du matin. C est le réveil indien...



Ooty - 19 au 20 novembre 2009
Tamil Nadu
Nous devions nous rendre a Ooty par un petit train de montagne au départ de Mettapulayam. Mais les fortes pluies de debut novembre, inhabituelles en cette saison, ont provoque de nombreux glissements de terrain qui ont détruit la voie ferrée. Pas moins de 3 mois seront nécessaires pour effectuer les réparations. Nous sommes donc monter a Ooty depuis Munnar (200 km) par une petite route secondaire via Kotagiri -la route principale ayant été elle aussi coupée-. Ooty est l une des 3 stations d altitude du Nilgiri, une chaine de montagne plus vieille que l Himalaya. Il fait frais puisque Ooty est situe a 2250 m d altitude. La végétation est la aussi abondante ; plusieurs lacs, un beau jardin botanique et des points de vue sur les montagnes alentour. De nombreuses activités sont proposées aux nombreux touristes Indiens qui apprécient en particulier les balades en bateau en famille. On peut aussi faire des randonnées a cheval que l on a trouve beaux et bien soignes et pour un prix dérisoire.
Une bonne adresse a Ooty : l'hôtel Meadows, récent, très propre avec un bon restaurant ou on a pu manger de délicieux petits déjeuners avec corn flakes. On avoue que la, on s'était pas pris un hôtel de routards mais la catégorie au dessus qui reste tout a fait abordable pour nous Européens.

Réserve d animaux sauvages de Mudumbalai - 21 au 23 novembre 2009
Tamil Nadu
La reserve de Mudumalai est a 50 km au nord d Ooty, a la frontière des états du Tamil Nadu, du Kerala et du Karnataka. C est l un des parcs de la Biosphère du Nilgiri qui occupe une superficie de 3000 km2 ; la réserve de Mudumalai faisant elle 320 km2. Nous avons loge aux portes du Parc au milieu des singes, dans le village de Thekkapadu. La route pour atteindre Thekkapadu depuis Ooty compte précisément 36 tournants en épingle a cheveux (ils sont numérotés) pour redescendre dans une vallée très profonde. Le bus qui nous a coute 10 roupies (1,20 euros environ) doit rouler en première tout le long et le moteur fait un bruit d enfer ! A Thekkapadu nous couchions dans un lodge appartenant au Parc donc au gouvernement Indien. On a visite la réserve en jeep et a dos d'éléphant : on a pu voir des énormes bisons, des daims sauvages en quantité mais pas de tigres ni d'éléphants sauvages. Dommage ! Il est interdit pour des raisons de sécurité de pénétrer très profondément dans le parc. Mais les paysages de foret et de montagnes sont vraiment agréables et on est loin du bruit des villes.

vendredi 13 novembre 2009

Voyager en Inde - des trains, des bus, des assiettes

Histoire de prendre le train...

Prendre le train en Inde est une aventure, voire une épopée qui commence des la réservation. Il vous faut d abord remplir un papier en indiquant le nom et le numéro du train, la date et l heure du voyage comme si vous saviez tout... car le guichet des informations est ailleurs. Deuxième épreuve, faire la queue, - pas très britannique - du genre je te passe devant et pousse toi ; il faut jouer des coudes dans la chaleur et on transpire a grosses gouttes !!! Vient ensuite le moment de prendre le train : le numéro du wagon est indique sur le billet mais pas toujours sur le train lui même lequel fait des km de long... Une fois a l'intérieur, la leçon de vie indienne commence. On assiste aux repas de famille prépares souvent avec soin a l avance : du riz emballe dans des feuilles de bananes puis du papier journal mange avec les doigts. Autre option : commander votre repas dans le train ; on a essaye et on s est retrouve avec une cuisse de poulet noyée dans une sauce au curry a vous arracher le palais. Heureusement il y avait avec 2 chapatis pour estomper le feu... Des vendeurs de thé, café et autres boissons ou sucreries circulent en permanence. Enfin vient l heure du coucher qui est aussi l heure de la sortie des blattes. Chacun rejoint sa couche attribuée, il y a 3 étages et il faut avoir l habitude et la dextérité des Indiens pour grimper tout en haut... Les sièges sont en sky bleu bien collant avec la moiteur ; les bébés sont accroches dans une grande écharpe entre les sièges et berces au rythme des soubresauts secs du train... Bonne nuit, c est pas toujours facile d'être un globe-trotteur !!!



De bus en bus...

Y a pas a dire, les bus ici sont drolement mieux qu au Nepal...


Mais qu y a t il dans nos assiettes ?

Alors, généralement, c est pancake banana/honey et lassi au fruit ou jus de fruit frais pour le petit déjeuner et pour les repas : plats indiens composes de poisson (en bord de mer) ou de poulet le plus souvent en sauce : poulet korma avec sauce yaourt et noix de coco ; poulet masala avec des épices ; poulet au beurre avec d autres épices ; tandoori avec d autres viandes possibles ... nombreuses variétés de riz, chapatis ou naan de préférence en guise de pain. En boisson, pour Patrice c est la bière locale - il les goutte toutes - et pour Cathy un soda water ou un sweet lassi pour apaiser les épices... assez efficace !!! Mais on mange aussi, disons le, des pizzas et autres plats plus continentaux quand on peut... Les jours de long trajet, le menu est moins élaboré : bananes et biscuits secs... on se rattrape ensuite, heureusement !!!!!!
Bon appétit.




lundi 9 novembre 2009

Cote Ouest de l Inde du Sud - KERALA

Des plages de Goa a...

Cochin - 7 novembre 2009

Nous avons fait un tres long trajet en train de Palolem a Cochin, 15 heures au total. Cochin est un port de peche assez important situe dans l'État du Kerala. On y voit des chalutiers, des filets chinois ou carrelets dont les énormes filets sont actionnes par des perches en bois et des contrepoids. Beaucoup d'étals de poissons et fruits de mer, en particulier des king prawns (énormes crevettes grises).
On est alle assiste a un spectacle de théâtre traditionnel keralais appelé Khatakali. Il s agit de gestuelles et mimiques racontant des scènes de la mythologie indienne au rythme de musique et de chants. Les costumes et maquillages de personnages sont particulièrement élaborés. Avant le spectacle, on a assiste a la séance de maquillage. C'était super.



Allepey - 9 novembre 2009
Nous sommes arrives en bus ce matin a Allepey, situe a 70 km au sud de Cochin. Allepey est célèbre pour les backwaters la traversent. Les backwaters sont un vaste réseau de canaux, rivières et lacs caracteristiques du Kerala. Nous avons fait une balade de 24 heures en houseboat ou kettuvalam (embarcation traditionnelle littéralement barge a riz) sur les backwaters dans un décor de rizières, bananiers, cocotiers... Le houseboat se déplaçant lentement, on peut, a loisir voir les pêcheurs sur leurs frêles embarcations, assister a la vie quotidienne des habitants : les enfants allant a l'école en bateau, les femmes lavant le linge ou faisant la cuisine, les hommes ramassant des régimes de bananes. De nombreuses familles habitent toujours sur les kettuvalam. Nous avions le notre rien que pour nous avec chambre et petite salle de bains, le grand confort !! nous étions avec un capitaine et un cuisinier qui nous a fait du poisson grille avec des légumes au curry et noix de coco, délicieux. Malheureusement le soleil n'était pas de la partie car la 2eme vague de mousson qui sévit sur l Est du pays dans l'état du Tamil Nadu nous a envoyé des averses pendant 3 jours. Tant pis, on en a bien profite quand même !



Kovalam - 11 novembre 2009
Nous avons poursuivi notre descente le long de la cote sud de l Inde et sommes sur la plage de Kovalam, a 170 km d Allepey ou nous sommes arrives le 11 novembre après 5 heures de bus. Kovalam est a environ 15 km au sud de Trivandrum, la capitale du Kerala. Nous avons un joli bungalow avec terrasse au 1er étage face a la mer particulièrement agitée avec de gros rouleaux. Pas question de se baigner ici a cause des courants mais nous avons dégoté la piscine d un bel hôtel face aux vagues qui tapent... Il faut être honnête, Kovalam n est pas a la hauteur de sa réputation. Des constructions anarchiques, une fois de plus, défigurent le paysage et le front de mer est décevant, pas toujours bien propret... Ce qui est plaisant c est la présence de nombreux pêcheurs : a 7 heures un matin nous avons assiste a la remontée d un immense filet de pêche tire depuis la plage par une quarantaine de pêcheurs qui chantaient en cœur pour s encourager. Il leur a fallu près d une heure pour remonter le filet plein de poissons sur la plage, lesquels sont aussitôt vendus aux restaurants ou bien aux Indiennes venues nombreuses avec leurs paniers. Bien sur on a goute a cet excellent poisson, en particulier hier on a goute un butter fish (en français ?) a la chair particulièrement tendre et cuisine grille avec une sauce au beurre et a l ail.

Kovalam et le Cap Comorin - 13 novembre 2009
Aujourd'hui nous avons fait en taxi les 80 km qui séparent Kovalam et le Cap Comorin ou Kanyakumari situe dans l'état du Tamil Nadu. C est la pointe la plus extrême de l Inde. L endroit n est pas spécialement beau mais il est symbolique a plusieurs titres : c est la que se rejoignent 3 mers - la Mer d Oman a l ouest, la Mer du Bengale a l est et l Océan pacifique au sud -, au delà du Cap Comorin, il n y a plus rien avant... le Pole Sud, il est situe a 3500 km de l'état le plus au nord de l Inde - le Jammu et Cachemire - ou nous avons débute ce tour du monde. C est aussi un lieu de pèlerinage pour les Indiens car au Cap Comorin ont été dispersées une partie des cendres de Gandhi, l urne avec le reste étant conserve dans le mémorial qui lui est dédie.



A partir du 15 novembre, nous commencerons a remonter ; d abord sur Cochin en train depuis Trivandrum puis par l'intérieur des terres en bus, entre montagnes et plantations de thé.

lundi 2 novembre 2009

Cote Ouest de l Inde du Sud - GOA

De Hampi a Goa -
Il nous a fallu 10 heures de train pour rejoindre la cote ouest depuis Hampi au niveau de l Etat de Goa. Goa est une ancienne enclave portugaise qui rivalisait de magnificence avec Lisbonne ; les Portugais y ont débarque au début du 16 e siècle bien décides a contrôler la route des epices. Et des moines jésuites dont Saint François Xavier sont venus evangeliser les populations. Goa n a acquis son indépendance qu en 1961. On peut donc visiter, dans la capitale Panaji, d anciens quartiers portugais ainsi que le Vieux Goa dont il ne reste plus que de tres belles églises et cathédrales.

Plage de Benaulim - 1er novembre 2009
En dehors de ca, Goa c est aussi de très belles plages de sable face a la Mer d Oman, beaucoup de pécheurs qui ramènent requins, barracudas, sardines, fruits de mer. Nous sommes installes dans un bungalow sympa sur la plage de Benaulim et Goa étant situe a l ouest, les couchers de soleil y sont magnifiques. Comment croire que nous sommes au mois de novembre sous de telles latitudes ? Nous avons de plus rencontre a Hampi, Johanna et Pascal, un couple de Lillois parti en octobre comme nous pour 10 mois. Et nous nous sommes retrouves ici au bord de la mer. Nous passons nos soirées a papoter, manger et siroter au bord de la plage... cette rencontre a été super, merci a eux pour leur gentillesse. Nos chemins vont se séparer puisque nous allons poursuivre notre descente dans le sud de l Inde tandis qu eux vont monter sur Bombay. Mais nous resterons en contact et peut être nous recroiserons nous au Cambodge, en tout cas on l'espère !

Plage de Palolem - 4 novembre 2009
Nous avons fait une nouvelle halte sur les plages de Goa Sud, a Palolem, a environ 40 km a vol d oiseau au sud de Benaulim (il nous a fallu 2h en bus pour les parcourir). La plage longue de 2 km environ est une frange de sable bordée de cocotiers. A l'extrémité nord, une petite ile accessible a marée basse. Le site est splendide. Mais le standing reste celui de l Inde... c est a dire pas aussi -et de loin- raffine qu on pourrait l'espérer. Des cahutes et autres huttes disparates ont été installées le long de la plage sans grand soin du magnifique paysage alentour. Dommage. La mer est incroyablement chaude et assez propre. Et comme partout en Inde, ou que l on soit, les vaches se baladent librement... On fait une cure de fruits frais, ca nous a manque pendant les mois d Himalaya, alors on se rattrape !




jeudi 29 octobre 2009

De Bangalore a Hampi



Changement de décor
Nous avons laissé nos vestes Goretex et nos grosses chaussures de randonnée pour faire place à des vêtements plus légers. Finis les longs treks et les nuits glaciales en haute altitude. Nous sommes maintenant sur le mode balade et découverte. Au programme des semaines à venir : plages et cocotiers sur la côte ouest de l’Inde, plantations de thé sur les hauteurs, backwaters du Kerala. Des rencontres insolites, des plats exotiques, des saveurs et des épices, agrémentés de fruits à volonté : bananes, ananas, noix de coco... jus de fruits, lassis et pancakes ; le tout en sauce indienne.

Bangalore
Nous voici donc en Inde du Sud, avec une  arrivée sur Bangalore, capitale de l’État du Karnataka après 1h30 de vol entre Katmandu et New Delhi puis 3h de New Delhi à Bangalore et de longues heures d’attente dans les aéroports. Rien de particulier à voir à Bangalore : c’est une ville indienne aussi frénétique que les autres mais une étape nécessaire pour la suite de notre voyage. Nous sommes partis rapidement en train sur Hampi - 16 heures de trajet dans un train ou couraient les blattes..., une nuit pas terrible

Ricshaws à Bangalore

Hampi
Hampi est une petite ville au nord de Bangalore dont la richesse tient a ses trésors archéologiques : 400 temples sur 30 km2, datant du XIVe siècle. Hampi était une cite florissante a cette époque au carrefour de routes commerciales d epices et de tissus, dominée par une dynastie de Rois, celle des Vijarayana. La cite a été détruite en 1565 suite a une guerre entre Hindous et Musulmans. Tombee dans l oubli, elle a ete redécouverte au 18e siècle par un explorateur Anglais puis classée au patrimoine mondial de l UNESCO dans les années 1980. Beaucoup de temples sont très bien conserves, celui de Shiva, au centre du village ou bien encore ceux des différentes réincarnations de Vishnou. Vishnou aurait eu 9 réincarnations depuis que la religion hindouiste est née -5000 ans avant JC- ; les Indous attendent la 10e d ici 2013 sous forme de cheval blanc ; la 9e n'étant autre que Boudha lui même... c est la que se rencontrent ou s'éloignent les 2 religions... Le film Hanuman a été tourne ici puisque le Dieu Singe serait ne a Hampi et aurait ici aide le prince Rama a sauver son épouse Sita des mains du démon Ravana après 15 ans de captivité... Une belle leçon de culture hindouiste ! Enfin, Hampi est situe dans un décor splendide de palmiers, bananiers et rochers. Un détour qui vaut la peine.


jeudi 22 octobre 2009

Trek dans la Vallee du Langtang - 10 jours


Un trajet éprouvant... mais ou donc allons-nous ?
Nous sommes partis faire un trek dans la Vallée du Langtang située a environ 120 km au nord de Kathmandu et a 15 km de la frontière tibétaine. Ce trek nous avait ete conseille par des Français rencontres au Ladakh pour la diversité de ses paysages, sa faible fréquentation touristique, ses villages et sa population d origine tibétaine. Nous avons effectue ce trek sans guide ni porteur et avons pris un minimum d affaires -le juste nécessaire- pour ne pas trop alourdir les sacs a dos. Nous avons quitte la guest house de Kathmandu tres tôt le matin pour prendre le bus local en direction du village de Syabrubesi, point de départ du trek. Comme nous le savions déjà, le terminal des bus est un terrain vague, glauque, avec un va et vient permanent de vendeurs de tout et de pas grand chose... bref, l endroit ne ressemble en rien a un terminal de bus. Mais le pire restait a venir : le bus lui même. Impossible d imaginer l'état de délabrement du véhicule ; de tous les bus locaux que nous avons pris depuis bien longtemps durant nos voyages, celui ci méritait la palme d or. On a échange des regards... que faire ? partir quand même ou redescendre ? d autant que nous savions que le trajet devait être long et la route en mauvais état. Les fauteuils n'étaient plus que des morceaux de mousse rattaches a leurs portants, l'allée centrale était encombrée de sacs de riz, de farine et de nos propres sacs a dos sur lesquels il fallait grimper sans se cogner le dos ou la tête, pour accéder a nos deux minables places du fond. Quelle galère... le bus démarre enfin. Au bout de quelques minutes, les premiers virages qui n en finiront pas jusqu’à Syabrubesi. Sur les 3 premières heures du trajet, la route est goudronnée mais étroite et pleine de bosses. Et comme lors de chaque trajet, beaucoup sont malades et rendent par la fenêtre ouverte ce qu ils ont dans l estomac ou bien alors dans les traditionnels sacs en plastique noirs qui finissent aussi de toute façon par la fenêtre. Ensuite, la route a fait place a une piste de terre, de cailloux, de nids de poules, de trous... nous sommes chahutes sur nos sièges, nous sommes secoues comme des pruniers. En principe cela aurait du encore dure ainsi pendant 4h ou 5h de montées et de descentes. Sauf que le bus est tombe en panne. Pendant une heure environ nous avons attendu, comme tout le monde, sur le cote de la route en plein soleil, l'arrivée improbable d un autre bus. Et coup de chance : alors que nous nous éloignons pour nous mettre a l ombre, un véhicule pick up 4x4 arrive au détour de la piste. Deux jeunes femmes de Kathmandu travaillant pour le département des routes népalais (sic !) sont a bord avec leur chauffeur. Nous décidons d'arrêter le véhicule et de leur demander de nous emmener. Nous finirons donc le trajet installes un peu plus confortablement et arriverons en fin de compte a Syabrubesi près de 12 heures après être partis de Katmandu. On sait que les voyages c est aussi ça ! Mais il est difficile de décrire a quel point les gens sont trimbales ici de façon inhumaine, sauvage, entasses dans ces amas de tôle ou suspendus aux échelles et sur les toits comme des bestiaux qui d ailleurs font souvent partis du voyage : poules, chèvres...
Nous avons oublie tout ça pendant notre magnifique trek et au retour, la chance nous a souri : on a pu négocier un retour en jeep sur Kathmandu car le chauffeur devait de toute façon repartir... cela arrangeait donc tout le monde.

Un trek sublime, on ne regrette rien !
Nous sommes donc partis du village de Syabrubesi a 1200m d altitude et sommes montes sur 2 jours jusqu a Kyanjing Gompa a 3700 m. La montee se fait generalement sur 3 jours ce qui permet des etapes plus courtes. En cours de route, les lodges dans les villages ou entre les villages permettent de faire etape pour la nuit et de se restaurer. Ils sont cependant moins nombreux et souvent plus rustiques que sur le circuit des Annapurnas (seau d eau pour se laver par exemple, mais on est ainsi au coeur de la nature). En montant, on traverse des paysages changeant, passant de la foret tropicale a la haute montagne. Les villages, et notamment celui de Langtang, sont peuples d exiles tibetains, les maisons sont tradionnellement en bois fonce et une seule piece enfumee par le feu de bois sert de cuisine et de chambre pour les familles. L une d entre elles nous a invites a boire un the au lait de yak. C est assez fort mais tres bon et nourrissant. Les troupeaux de yaks sont partout dans la montagne a partir de 3000m. Les yaks sont traits tous les jours et le lait recupere pour faire du fromage, un peu caoutchouteux mais bon quand meme !
Nous sommes restes 4 nuits a Kyanjing Gompa, c est le dernier village de la Vallee donc le dernier endroit ou l on trouve des lodges ; il faut etre equipe d une tente si l on souhaite bivouaquer plus loin. Nous avons fait de superbes randonnees au depart de ce village : un premier sommet juste au dessus du village a 4400m en 5h AR, un autre - le Tcherko Ri- a 4980m au sommet duquel la vue a 360 degres est epoustouflante. On domine toute la Vallee d un cote, on a l impression de l autre, de toucher les sommets enneiges de la chaine de montagne qui a 7000m fait frontiere avec le Tibet. La montee au Tcherko Ri est assez difficile, tres raide ; il nous a fallu 3h30 pour monter et 2h30 pour redescendre mais le spectacle une fois en haut est une recompense. Nous sommes aussi alles jusqu a la Vallee des Glaciers qui prolonge sur l Est la Vallee du Langtang en 8h de marche aller-retour.
La descente de Kyanjing Gompa a Syabrubesi se fait la plupart du temps par le meme itineraire que la montee. Nous avons cependant essaye une variante qui nous avait ete conseillee par des Anglais rencontres au depart et que nous n avons pas regrette : nous sommes redescendus sur 3 jours en faisant etape au village de Langtang la 1ere nuit. Puis a Rimche, le 2eme jour, sommes remontes sur le village de Sherpagon au lieu de continuer de descendre. Le sentier en balcon domine toute la vallee, il est splendide. Nous avons passe la nuit a Sherpagon, dans un lodge tenu par une famille tres pauvre avec 3 jeunes enfants, que nous avons ainsi pu aider.
Au final, nous ne regrettons pas d etre alles dans la region du Langtang, bien au contraire. On y a vu des paysages qui nous ont meme plus eblouis que ceux des Annapurnas.

C est sur ce trek que nous terminons cette longue etape himalayenne de notre tour du monde, bien muscles et tellement contents des parcours, itineraires, et autres treks que nous avons effectues pendant 3 mois entre Ladakh et Nepal. Nous partons pour l Inde du Sud le 24 octobre, une autre forme de voyage et sans doute d endurance !!!




mardi 6 octobre 2009

Tour des Annapurnas - 15 jours

Pokhara le 6 octobre.
Nous sommes arrives ce matin dans la petite ville de Pokhara apres 15 jours de trek autour des Annapurnas. Nous sommes partis du village de Besi Sahar a 820 m d altitude. Nous avons chemine tout d abord et pendant 3 jours a travers des paysages tropicaux : rizières, bananiers, végétation dense et humidité jusqu’à atteindre la moyenne montagne a partir de 2000m environ. La foret de conifères a alors succède et on a commence a voir les hauts sommets enneiges culminant entre 6000 et 8000 m et traverse de nombreux villages pittoresques. A partir de 3500 m, le paysage change encore avec plus d'aridité et de fraicheur. Enfin, au bout du 9eme jour de marche nous avons passe, très tôt le matin, le plus haut col piéton du monde a 5410 m d altitude, le fameux Thorong La, avant de redescendre le même jour sur un dénivelé de 1600 m jusqu'aux portes du Mustang. A partir du 10eme jour nous avons poursuivi notre chemin en continuant a descendre lentement a travers les villages et au bout de quelques jours, nous avons retrouve le climat et les paysages du départ. Les deux derniers jours du trek ont demande beaucoup d'énergie : du village de Tatopani a Ghorepani, il nous a fallu monter 1800 m de dénivelé et 3000 marches d escaliers de pierre inégaux et parfois glissant dans la journée ; et le lendemain, descendre de nouveau de 1400 m jusqu'a Birethanti dans les mêmes conditions. Ce fut hier le dernier jour de notre trek.
Nous sommes contents et fiers d avoir réalise ce tour mythique. Malheureusement il ne nous semble plus aussi mythique que sa réputation le laisse penser car sur certaines parties une piste sableuse et caillouteuse a remplace le sentier du trek. A tel point qu il nous a semble plus opportun de prendre un bus sur une étape de Marpha a Ghasa et nous ne l avons pas regrette compte tenu de la poussière drainée par les jeep et les bus sur ce parcours. Il est question qu un autre sentier soit aménage dans les années qui viennent...
Les conditions de logement et de restauration sur le parcours des Annapurnas sont facilitantes : nombreux lodges et restaurants dans tous les villages, ce qui permet de faire les étapes de son choix, se reposer, manger ou boire un verre... Les lodges sont équipes de douches et toilettes communes. Les prix des repas et des boissons augmentent avec l altitude ! La période de fin septembre est encore peu touristique.

Quelques mots de geographie : géant au coeur de l Himalaya, le massif des Annapurnas est compose d une dizaine de sommets culminant a plus de 6000 m avec pour vedette l Annapurna I gravi en 1950 par la fameuse expédition menee par Maurice Herzog. Separe a l ouest du massif du Dhaulagiri par la rivière Kali Gandaki qui relie la Chine a l Inde, et a l Est, du massif du Manaslu par la rivière Marsyandgi. Il domine de toute sa masse la plaine de Pokhara au sud. Les régions des Annapurnas et de l Everest sont les plus fréquentées ; celle du Langtang beaucoup moins ; d autres sont interdites sauf permis spécial délivre par les autorités locales comme le royaume du Mustang au nord des Annapurnas.

Nous resterons quelques jours a Pokhara avant de repartir sur Kathmandu et le prochain trek dans la région du Langtang, frontalière avec le Tibet.

Kathmandu

Nous sommes arrives le 17 septembre au Népal, a Katmandou. Nous logions dans le quartier touristique de Thamel, rempli d'hôtels, de restaurants, boutiques d artisanat et de matériels de montagne. A voir a Katmandou, la place historique de Durbar Square avec des temples hindous et bouddhistes très anciens, une ambiance bien particulière ; la célèbre stupa Shambubaya aux yeux de bouddha, qui domine la ville ; la stupa Bouddanath classée au patrimoine mondial de l UNESCO et lieu de pèlerinage bouddhiste. On peut citer aussi a proximité, les bourgades de Patan et Bakhtapur qui ont, comme Katmandou, leur centre historique et culturel fait de temples et palais des 17e et 18e siècles. Beaucoup d animation a Katmandou et surtout beaucoup de pollution, dans un désordre frénétique.
Nous sommes restes 3 jours tout d abord a Katmandou pour préparer nos treks : nous avons décide, pour ce premier voyage au Népal, de faire le tour mythique des Annapurnas et ensuite de visiter une région moins fréquentée, proche du Tibet, celle du Langtang. Nous sommes revenus a Katmandou une fois les treks termines pour laver notre linge !!! avant de continuer notre voyage sur l Inde du Sud : départ le 24 octobre pour Bangalore.

mercredi 16 septembre 2009

D un extreme a l autre...

De l Imperial Hotel 5 etoiles de New Delhi ...


...A l échoppe made in street.



Etape a New Delhi

Nous voici dans la frénétique New Delhi, a 1h15 d avion de Leh. La mousson a parait il été faible cette année, il fait chaud -environ 35 degrés- ce qui nous change des températures d altitude. Nous sommes installes a Saubagh Guest House dans le quartier de New Rajender Nagar que nous recommandons chaudement. La propriétaire Meera est au petit soin, les chambres impeccables, les repas exquis. Pendant ces deux jours a Delhi, nous sommes retournes a Connaught Place ou nous avions loge en 2005. C est le quartier moderne et central de la ville désormais desservi par le métro. On y trouve de nombreux magasins : les marques côtoient les échoppes traditionnelles. On est aussi retourne dans le Old Delhi : visite du Red Fort -ancien palais princier-, de la mosquée Jama Masjid, des ruelles étroites et enchevêtrées ou se mêle la circulation des cycles rickshaws, des vaches, des voitures, des piétons, des carrioles,...dans un brouhaha d enfer. Une expérience a ne pas manquer... Nous partons demain pour Katmandu, retour dans l Himalaya.

Julley, Julley


Festival de Leh 

samedi 12 septembre 2009

Trek dans la vallee de la Markha - 6 jours

C est avec notre amie venue de Bangkok, dite la Cat, que nous avons réalisé le trek de la Markha. Généralement, les agences le proposent en 8 jours au départ de Spituk et jusqu’à Hemis. Renseignements pris, des pistes remplacent désormais les chemins de trek sur le 1er et le dernier jour, ce qui rend la marche peu agréable. On a donc décidé de partir de Zinghen et de rentrer le 6eme jour par Shang Sumdo. Nous avons aussi choisi de dormir et manger chez l habitant plutôt que sous tente pour 2 raisons essentielles : le temps était incertain, la neige avait commence a recouvrir les cols, le froid annonce l arrivée de l hiver et puis le partage de la vie de famille des habitants dans des lieux aussi recules et inaccessibles s est révélé extraordinaire. L expérience des toilettes ladakhis est un grand moment... de solitude... mais c est comme tout, on finit par s y habituer... Il n y a qu'une nuit ou il n a pas été possible de dormir chez l habitant car il n y a pas de village, c est a Nimalling, nous étions alors a 4800 m d altitude. Nous étions donc sous tente cette nuit la, la montre indiquait -3 degrés a l'intérieur de la tente... mais nous étions bien couverts, avec nos gros duvets et des édredons ajoutes. Nous sommes partis avec un guide et 3 chevaux pour porter les affaires et le horse-man.
Le parcours du trek est superbe : pour entrer dans la vallée de la rivière Markha, il faut passer un col a 4900 le 2eme jour, les 3eme et 4eme jours sont longs mais faciles au cœur de la vallée que l on longe de part et d autre de la rivière, d un village a un autre, passant de gorges étroites a une vallée plus large. L avant dernier jour a nécessité 7 heures de marche pour atteindre le camp de Nimalling avec un dénivelé important. L'arrivée sur le camp est magnifique car on est au pied du Kang Yatze, un sommet aux neiges éternelles qui culmine a 6400 m. Des nomades sont aussi installes la avec leurs troupeaux de dzos (croisement entre vache et yak) et de moutons. Le dernier jour est marque par le franchissement du GandseLa, le col qui permet de sortir de la vallée a 5150 m d altitude. Une fois le col franchi, il reste une longue, très longue descente raide puis un très long passage dans des gorges entre des montagnes noires ou gris anthracite assez austères dont les pics semblent vouloir percer le ciel. Enfin on atteint le village de Shang Sumdo après 7h30 environ.
Les chambres chez l habitant sont correctes - certaines plus que d autres - dans les traditionnelles pièces ou des séries de matelas sont poses sur le sol le long des murs. Les diners sont toujours constitues de riz et de légumes varies. Le petit déjeuner est invariablement fait de chapatis, le pain local. Les familles nous accueillent toujours avec le sourire. Un soir on a assiste a la fabrication de fromage : pendant 2 heures les membres de la famille se sont relayes pour remuer a la force des bras le lait caille - mélange de lait de chèvre, yak et vache -, et le faire durcir pour le transformer en fromage. Les enfants nous font toujours la fête et c est avec rien qu'ils jouent. Échanges de sourires, de mots courts, de moments de vie.
Merci a notre amie la Cat d'être venue de Thaïlande pour partager 15 jours de notre voyage, c'était super et inoubliable.
Le trek de la Markha sera donc le dernier du Ladakh puisque nous partons pour Delhi le 14 septembre puis pour Katmandu 3 jours après. On est vraiment ravis des périples que nous avons effectues au Ladakh et des expériences que nous avons vécues. En cette mi septembre, on sent que la saison s achevé, le temps est plus incertain... et notre voyage continue.

mercredi 2 septembre 2009

Visite et trek de Lamayru a Chilling

Nous sommes partis 5 jours a l Est de Leh sans bien savoir au départ comment nous allions visiter la région. Nous avons pris un taxi de Leh jusqu’à Lamayru situe a environ 125 km, la route étroite est a flanc de montagne, longe ou surplombe la rivière Zanskar. Il nous a fallu 5 heures de route pour atteindre ce village haut perche, dont le monastère du XI e siècle est l un des plus anciens du Ladakh. Nous logions a la Dragon Guest House, très correcte. Nous cherchions une solution pour rejoindre Chilling a plusieurs jours de marche sachant qu'une route ou piste a été récemment construite. Le patron de la guest house nous a emmené le lendemain en voiture jusqu'au village de Hinju, a environ 4 heures de route de Lamayru par une route partiellement goudronnée jusqu'a Phanjila qui devient ensuite piste de terre. La piste s arrête définitivement au village d Hinju, il faut poursuivre a pied. En cours de chemin, nous avons visite Wanla et son monastère très ancien, sa vallée plus verte que la moyenne, et surtout trouve un donkey man qui a accepte de nous accompagner avec ses ânes pour les 3 jours de trek que nous pensions faire de Hinju a Chilling. Nous avons passe la nuit a Hinju dans une Home stay c est a dire chez l habitant. Nous avons partage la soiree avec la famille, mange riz, légumes et chapatis, assiste au bercement du bébé dans le panier qui lui tenait lieu de berceau dans la grande cuisine typiquement ladakhie qui sert aussi de chambre aux habitants. Les cuisines sont assez grandes avec un poêle au centre, des immenses étagères sur lesquelles trônent des casseroles en cuivre. Le long des murs, des matelas pour s asseoir ou dormir...
Nous sommes donc partis comme prévu le lendemain a 7 heures avec notre donkey man, 2 ânes et un adorable bébé âne. Nous pensions faire étape dans un camping site le soir mais on n a rien trouve de super et il faut dire que nos réserves en nourriture n étaient pas très abondantes. On a donc préféré poursuivre la marche jusqu’au village suivant de SumdaChenmo pour y trouver une chambre chez l habitant : 9 heures de marche auront été nécessaires pour cette journée avec passage d un col a 4500 m environ et des décors d une incroyable splendeur. La montagne ou plutôt les montagnes revêtent des couleurs mauves et violacées dans cette vallée, entrecoupées de tons vert ou ocre et toujours, derrière, les sommets enneiges qui rappellent que nous sommes en haute altitude. A SumdaChenmo, la home stay n'était pas terrible... la nuit a été agitée, mais bon. On est reparti le lendemain matin pensant que notre journée serait plus courte que la précédente. Nous avons passe un premier col et avons atteint un campement vers 11h du matin. Il faisait très chaud et l eau de la rivière était peu abondante, rester la n'était pas vraiment tentant. Nous avons donc décidé de poursuivre et de passer le 2eme col qui nous attendait a 4900 m avec 1000 m de dénivelés. Nous étions bien épuises en arrivant en haut mais la splendeur des couleurs sur 360 degrés, la pause déjeuner avec thon, pain, tomates et biscuits nous a fait oublier la fatigue. Longue descente ensuite, très longue - moins 1400 m de dénivelés - toujours dans des couleurs violacées, sauvages et inattendues. Enfin un campement. Rien de terrible non plus, de la rocaille, du sable, peu d eau. Renseignement pris, nous n étions plus qu'a 1h30 de Chilling... nous décidons donc de poursuivre malgré les 8 heures de marche déjà derrière nous. Fin de la longue descente et passage dans une gorge magnifique avec des vasques remplies d eau claire et enfin le premier stupa annonçant la proximité du village. Nous avons trouve a Chilling une super home stay, propre, sentant bon l abricot. Notre chambre donnait sur un grand champ de blé fraichement coupe, des abricotiers, une vache attachée a un piquet par les naseaux. Après ces 9h30 de marche, nous avions besoin de nous laver dans la rivière, ce que nous avons fait courageusement comme chaque jour d ailleurs car l eau est bien froide. Puis diner chez nos hôtes avant une nuit de repos méritée. Le lendemain, nous avons trouve un véhicule pour nous ramener de Chilling jusqu’à la route principale puis avons poursuivi en bus jusqu’à Leh ravis d avoir vu cette partie du pays aux couleurs si extraordinaires. Nous aurons donc finalement rejoint Hinju a Chilling en 2 jours au lieu de 3... mais avec de longues journées de marche et grâce a notre donkey man et ses ânes qui portaient nos sacs et sans qui nous n aurions pas pu faire cette expédition.




La vidéo :



Vidéo accompagné de la musique :
-Valise de Popof

sur http://www.jamendo.com/fr/