mercredi 28 avril 2010

San Pedro d Atacama - 27 au 30 avril

En moins d une heure, nous avons parcouru en mini bus les 47 km qui séparent la frontière boliviano-chilienne située a 4200m, de San Pédro de Atacama (Chili) a 2500m. La différence de température est immédiatement notable ! San Pédro est un village touristique mais qui a garde beaucoup de charme. Situe dans le salar d Atacama, lui même en plein désert d Atacama, ses maisons sont basses, en pise, blanches ou ocres ; les rues en terre. Depuis la place centrale de San Pedro, on a une très belle vue sur le volcan Licancabur qui domine la ville du haut de ses près de 6000m. La petite église coloniale blanche de San Pedro, du 17 e siècle, a beaucoup de charme avec sa charpente en bois de cactus.
On est allé visiter la Vallée de la Lune et la Vallée de la Mort, situées a une vingtaine de km de San Pédro. Les décors travailles par l'érosion depuis des millions d'années sont spectaculaires : roches aux pics acérés, montagnes stratifiées en couches de différentes couleurs, anciens champs géothermiques et de geysers, grottes et gorges, roches contenant du quartz et du sel... et surtout des dunes de sable immenses comme en plein Sahara. Au sommet de l une d entre elles, on est monte voir le coucher de soleil et les couleurs changeantes des montagnes et du Licancabur. Le ciel était malheureusement voile, le résultat n'était pas celui escompte sur ce coup la !!!

San Pedro de Atacama



Valle de la Luna



Le 30 avril on a pris un bus de San Pedro de Atacama (Chili) pour retourner a Salta (Argentine) : 12 h de bus par la Ruta 52, très bien goudronnée. La route sillonne désert puis montagnes autour de 4000m tout le long. Des paysages grandioses et vertigineux surtout autour des Salinas Grandes (ou nous étions déjà allés lors de notre tour en voiture autour de Salta), c est la partie la plus spectaculaire.
De Salta, des le lendemain 1er mai, on a repris un bus pour Posadas, plein Est Argentin (voir suite dans 16-Argentine/Posadas) - 17 h de bus.

samedi 24 avril 2010

Uyuni et le Sud Lipez - 23 au 27 avril

Nous sommes arrives a Uyuni après 7h d un trajet en bus assez infernal depuis Tupiza. Certes, on aurait pu prendre le train mais il quitte Tupiza en fin d'après midi et arrive a Uyuni en pleine nuit. Et on n aime pas ça, car c est toujours un peu angoissant d arriver en pleine nuit quelque part, donc on a pris le bus. Un mini bus inconfortable dans lequel on a été secoues comme des pruniers... La route Tupiza- Uyuni est une piste non goudronnée : elle est quand même damée jusqu'au village poussiéreux d Atocha ou on s est arrêté pour manger (une banane et du pain) en tachant désespérément de ne pas avaler la poussière soulevée par les rafales de vent. Ensuite on roule sur du sable ou pire, sur des cailloux pendant des heures. Aie aie, aie... Heureusement les paysages sont a couper le souffle mais mieux vaut ne pas avoir le mal des montagnes (on passe au dessus de 4000 m une bonne partie du trajet), ni le mal des transports, sinon on est cuit ! Quelle beauté quand même : on passe plusieurs cols, on remonte et on redescend encore et encore, puis les hauts plateaux arides avec plein de troupeaux de lamas. Le pire dans ce bus, c'était de supporter le bruit : celui du moteur bien sur mais surtout celui d une vieille télé avec le son pousse a fond, en plus d une radio qui jouait des chansons locales, avec en plus un ou deux portables au son grésillant... On était au dessus des décibels acceptables par nos petites oreilles... Le bruit, dans toute l'Amérique du sud, c est quelque chose !!!
Uyuni est une petite ville tranquille, en plein désert, a 3700 m d altitude. Il n y a pas grand chose a part la place centrale ou se dresse la tour horloge, d ailleurs pas a l heure. Mais bon, on aime bien. Lors de notre voyage en Bolivie en aout 2003, on était déjà venu et on avait déjà fait le tour de 3 jours dans le Sud Lipez. Mais c est tellement exceptionnel, qu on a saisi l occasion d y retourner. Ces paysages sont parmi les plus sauvages de la planète, on est sur l altiplano entre 4000 et 4800m d altitude et on voit de très nombreuses vigognes, autre animal de la famille du lama dont la laine est particulièrement fine et recherchée.
On a eu de la chance de pouvoir faire notre tour car la semaine d avant, des campesinos et des ouvriers de la mine de San Cristobal d or et d argent, bloquaient toutes les jeeps pour faire pression sur le gouvernement et demander des conditions de vie et de travail meilleures. Il faut dire que la Province du Sud Lipez est la plus pauvre de la Bolivie. Le blocus s'était calme ; le gouvernement ayant promis de nationaliser la mine appartenant a des capitaux étrangers (essentiellement japonais). Il a aussi présente un programme de développement des accès a l eau et a l'électricité pour la population. Mais la situation reste tendue.

D Uyuni a la frontière boliviano-chilienne et San Pedro de Atacama (Chili)
On a donc réserve un tour de 3 jours auprès d une agence d Uyuni (le choix ne manque pas) et sommes partis en jeep avec chauffeur avec 4 Anglais avec qui on s est très bien entendu : Holly et Olivia pour les filles (du sud de l Angleterre) ; Ben (du Yorkshire) et Jamie (de Londres) pour les garçons. Ils avaient des mp3 avec de la super musique, ça faisait longtemps qu on en avait pas écouté !
Le premier jour, on traverse le salar d Uyuni, le plus grand lac sale du monde avec 200 000 km2 (pour mémoire les Salinas Grandes d Argentine dans la région de Salta font 12 000 km2). Le clou de la journée, c est la isla del pescado, une ile qui se dresse avec des centaines de cactus en plein milieu du salar. Depuis le sommet de l ile, la vue est imprenable sur le salar. Le soir, on a dormi dans une auberge du village de San Juan situe au sud du salar ; un village hors du temps.
Le deuxième jour on passe de lagunes en lagunes avec leurs oiseaux et leurs flamands roses. Malheureusement on a pu constate combien elles s étaient asséchées depuis 7 ans... incroyable. Le changement climatique est incrimine. D ici 5 ans, il n y aura surement plus d eau du tout. La couleur blanche du bore autour des lagunes est celle qui prédomine déjà, les montagnes rouges ou ocres ne se reflètent déjà plus dans les lagunes qui selon l heure changeaient de couleur. Le spectacle reste malgré tout magique, mais c est tellement dommage. On a dormi le soir au refuge situe au bord de la Laguna Colorada, plus que spartiate... on a partage une chambre avec nos amis Anglais.
Le troisième jour commence des 5h30 du matin. On est parti de bonne heure pour voir le lever de soleil sur les geysers, semblables a des cones de volcans en éruption. Incroyable. Et puis les eaux thermales, sources naturelles autour de 40 degrés et enfin direction la Laguna Verde dominée par le superbe volcan Licancabur (pres de 6000m) que Patrice avait d ailleurs gravi il y a 7 ans. Il marque la frontière entre la Bolivie et le Chili ; seule la Bolivie a un poste douanier dans un cabanon. En arrivant a proximité du Chili, il y a des postes militaires compte tenu des relations tendues entre la Bolivie et le Chili ; ce dernier refusant a la Bolivie un accès a la mer.
Du poste frontière, on a pris un bus pour descendre sur San Pedro d Atacama au Chili ou l on passe la frontière chilienne en arrivant, avec le même bazar chaque fois qu'on rentre au Chili pour le contrôle de la nourriture (interdite). Seulement 47 km pour descendre sur San Pédro et passer de 4200 m a 2500 m d altitude. Tout le long, on a une superbe vue sur le Licancabur tandis qu on voit San Pédro tout petit, tout en bas, au milieu du désert d Atacama...
Voir la suite dans 15- Chili/San Pedro d Atacama.

village Uyuni



Salar et Sud Lipez

Tupiza - 21 au 23 avril

L Argentine c est bien, mais on avait envie de dépaysement... En Bolivie, c est chose faite ! Nous avons pris un bus de Salta a 7h du matin pour la frontière La Quiaca (cote argentin) et Villazon (cote bolivien) ou nous étions 6h après. Quant on pense que La Quiaca, dernier pueblo argentin avant la Bolivie est a exactement 5121 km d Ushuaia... on se rend compte du chemin parcouru... Les paysages sont superbes, c est le prolongement de la Quebrada de Humahuaca jusqu a Tres Cruces, puis on arrive sur un haut plateau desertique. De Villazon, village poussiéreux, on a pris un train pour Tupiza, a 3h de train plus au nord. A Tupiza, pas grand chose a vrai dire, a part plein de boutiques ou faire des photocopies (on se demande pourquoi il y en a tant !) et des restos de pizzas qui se ressemblent tous. Mais on a retrouve l'atmosphère bolivienne avec plaisir. Les dames sont toutes petites et rigolotes avec leur chapeau melon, leur jupe bouffante (au moins 10 epaisseurs de jupon, sous-jupe et sur-jupe...), leur collant quelle que soit la température. Leurs cheveux sont tresses et prolonges avec de la laine. A Tupiza, on s est surtout repose du long trajet de la veille et pris plaisir a deambuler a la rencontre de la population. Notre destination suivante des le 23 avril : Uyuni au nord ouest de Tupiza.

vendredi 16 avril 2010

Salta et sa region - 14 au 21 avril

20 heures et 3 changements de bus plus tard depuis les Parcs del Valle Fertil, nous sommes arrives a Salta le 14 avril en fin de matinée, plutôt (tres) fatigues... Salta est la plus grande ville du nord ouest argentin, située a 1200 m d altitude et dominée par le Cerro Torre a 1500 m, au sommet duquel on est monte en téléphérique pour avoir un beau point de vue sur la ville et les montagnes alentour. Salta est une jolie ville mais on a quand même été un peu decus car on s attendait a une ville de taille plus modeste avec une architecture coloniale plus omniprésente. En réalité le quartier historique est limite aux rues centrales autour de la Calle Caseros et de la Place 9 de Julio avec sa très belle cathédrale ; le couvent San Bernardo et l'église San Francisco. Beaucoup de circulation dans la ville ; on est loin des superbes villes de style colonial que l on peut voir au Mexique par exemple. Au de la de ça, Salta est surtout le point de départ de découvertes des vallées situées au sud en direction de Cafayate et au nord, des hauts plateaux en direction de la Bolivie. On a loue une voiture sur 5 jours (une petite Corsa 3 portes) pour découvrir toutes ces merveilles...
1er jour : On est allé de Salta a Cachi, un petit village, très ancien, maisons aux murs blanchis a la chaux, situe a 2200m d altitude. La route n est pas goudronnée tout le long, de loin s en faut, mais elle est praticable. Le décor est a couper le souffle : on passe par des montagnes rouge et vert, on grimpe jusqu'au Col Piedra del Molino a 3400 m juste après avoir fait un petit détour par la Vallée Enchante... Après le Col, on traverse la Recta Tin Tin, un grand plateau aride a 3000m avec des montagnes de part et d autre et surtout des cactus immenses, jusqu'a 7 m de haut, et de toutes les formes, des guanacos au milieu... Incroyables ces cactus, un vrai bonheur ces paysages si inhabituels, on voulait tout photographier avec nos yeux, avec nos sens...
2eme jour : On a récupéré la Ruta 40 de Cachi a Cafayate qui oscille entre chemin de terre étroit et piste caillouteuse. On est loin de ce qu on imagine être une route nationale et pourtant ! On traverse de petits hameaux ou villages qui, s ils n ont que quelques maisons en pisé, ont toujours leur belle église blanche. Entre Cachi et Molinos, on voit les habitants travailler dans les champs et faire sécher les piments ou bien tisser des ponchos en laine de mouton ou de lama. Le paysage est surtout intéressant quand on traverse la Quebrada de las Flechas avec ses roches acérées qui grimpent au ciel. A Cafayate on a visite une bodega et goute au vin local, notamment cabernet sauvignon et malbec. La region de Cafayate est une autre grande région productrice de vins d Argentine.
3eme jour : De Cafayate a San Salvador de Jujuy, la route est goudronnée, ca repose. On traverse sur 50 km, jusqu'au hameau Alemania, la magnifique Quebrada de la Conchas qui longe le Rio du même nom. C est sans doute cette Quebrada qu on a préférée entre toutes. Splendide, admirable, on manque de qualificatifs. Des dégradés de couleurs parfaits entre blanc, ocre, rouge et marron, une merveille. Ensuite, la route 9 entre Salta et Jujuy traverse une foret dense et humide, presque tropicale. Elle est très étroite et sinueuse, en balcon ; elle est tres chouette mais il ne faut pas être presse...
4eme jour : Notre itinéraire nous a permis de visiter les villages de la Quebrada de Humahuaca entre Jujuy et le village de Humahuaca. Ils se ressemblent un peu tous finalement : une place centrale vivante avec une église blanche et des rues pavées avec des maisons basses en pise. Ce qu on a plus particulièrement aime sur ce tronçon : la posta del Hornillos, une halte créée par les Espagnols a la fin du 18e siècle, permettant aux voyageurs de changer leurs montures. Admirable aussi la vue sur la paleta del pintor (la palette du peintre, montagne striée de dégrades époustouflants) depuis les hauteurs du petit cimetière fleuri du hameau de Maimara ; et la vue sur toute la Quebrada qu on a depuis l ancien village de Pukara qui domine le village de Tilcara. On se promène entre les cactus de plusieurs mètres de haut, c est impressionnant. On a dormi a Purmamarca, sur la route du lendemain...
5eme jour : Une grosse journée entre Purmamarca et retour Salta via Salinas Grandes et San Antonio de los Cobres. La route 52 goudronnée au départ de Purmamarca grimpe jusqu'au col a 4170m ; les points de vues sont superbes. On redescend sur le salar Salinas Grandes de 120 km2, le plus grand lac sale d Argentine. Ensuite ca se corce... on récupéré la Ruta 40 en direction du village perdu de San Antonio de los Cobres. On a hésité a faire ce tronçon en voiture car on savait que la route est particulièrement mauvaise : sable, pierres, trous... mais on est passe avec notre petite corsa !!! une longue route a travers une plaine désertique. On a croise plusieurs troupeaux de lamas, buvant dans les points d eau, traversant la route ou paissant tranquillement les quelques touffes herbues. San Antonio est bien tristounet, c est l un des villages les plus hauts d Argentine (3750 m)... De la, on repart sur Salta a travers la montagne et la Quebrada del Toro, que de couleurs et de cactus a nouveau... L'itinéraire suit celui du célèbre Tren de las Nubes (train des nuages), l une des voies ferrées la encore les plus hautes du monde. Il a fallu 27 ans pour la construire et on la croise a plusieurs reprises.
Dans toute la région, les gens font beaucoup de fromage de chèvres. Le bois de cactus est utilise pour fabriquer de nombreux objets d artisanat, des meubles et sert aussi pour les charpentes des églises, les autels...
Au total on a parcouru environ 1200 km pour notre périple sur 5 jours, a faire, génial. Pas mal de contrôles de police tout le temps : en 5 jours on a été contrôlé 3 fois.

Salta ville



Région de Salta en voiture



On part demain 21 avril pour une boucle non prévue sur la Bolivie : on monte passer la frontière a La Quiaca a 8h de bus de Salta et ensuite on verra !!!...

Parcs Ischigualasto et Talampaya - 12 et 13 avril

Nous sommes repartis du joli village de Barreal pour San Juan en fin d'après midi le 11 avril et avons passe la nuit dans un petit hotel près de la gare routière ; notre bus pour San Augustin del Valle Fertil partait de bon matin le lendemain. On a atteint San Augustin en fin de matinée le 12 et avons trouve une agence avec qui nous avons organise la visite des Parcs Ischigualasto et Talampaya. Les deux parcs sont des réserves géologiques et paléontologiques parmi les plus importantes du monde datant de la période du triasique (première période de l’ère secondaire) entre 250 et 200 millions d'années. Des ossements de vertébrés et de dinosaures ont été retrouves ; les scientifiques pensent qu ils ont disparu suite a d importantes inondations dans ces vallées. Si les deux parcs ont été classes au patrimoine mondial de l UNESCO en 2000, leur décor est bien différent et on n a pas eu l impression de voir la même chose, pas du tout. A Ischigualasto, on peut admirer de très nombreuses formes rocheuses et l imagination se prend a y voir des champignons, des navires, des sphinx... Selon l endroit, les couleurs de la roche sont ocre, rouge ou blanche. Le parc d Ischigualasto est aussi appelé Vallée de la Lune a cause de son aspect lunaire.
Au Parc de Talampaya, on est surtout impressionne par le canyon aux parois de couleur rouge pouvant atteindre 150 m de hauteur. Le canyon s'étire sur 15 km de long, c est une merveille. L'érosion a travaille la roche et l eau a par endroit creuse des cheminées de haut en bas des parois. On a vu plusieurs zorros (petit renard avec une queue superbe en panache), des guanacos et de nombreux condors, l un des plus grands oiseaux du monde de 3 m d envergure.
Depuis le Parc de Talampaya nous avons attendu le bus pour la Rioja, ce qui nous évitait de repartir jusqu'au village de San Augustin del Valle Fertil (150 km). Une bien longue nuit de voyage nous attendait... Nous sommes arrives a la Rioja a 23h15 après 4h de route depuis Talampaya ; de la, on a pris un bus de nuit pour Tucuman ou nous étions a 5h du matin avant de repartir immédiatement pour Salta, dans le nord ouest argentin, a 7h30 du matin... du 14 avril.

Parc de Ischigualasto


Parc de Talampaya

dimanche 11 avril 2010

Barreal - 8 au 11 avril

On est a mis 2h30 pour rejoindre San Juan depuis Mendoza. Une fois a la gare routière de San Juan, on s est demande si on n allait pas changer d'itinéraire et laisser tomber Barreal car le bus ne partait pas avant 19h le soir. On a maintenu et en attendant on est allé visiter San Juan. Il faisait très chaud, la ville déserte, comme partout en Argentine en plein après midi. Pour monter a Barreal, 4h de bus a travers la montagne depuis San Juan : le village a 1200 m d altitude est situe dans une très belle vallée entre pré cordillère et Cordillère avec de superbes vues sur le sommet El Mercedario, 2eme plus haut sommet des Andes avec ses 6770m après l Aconcagua (6962m). Même si le décor est splendide, mieux vaut laisser tomber Barreal si on n est pas motorise car on ne peut pas louer de véhicule ni de moto... il est donc très difficile de se déplacer pour visiter les alentours. On a fini par trouver des vélos et on s est balade dans les petits chemins de campagne -il y a des kms a parcourir- et le long du magnifique Rio Los Patos au pied des sommets de la Cordillère. A force de ténacité, on a trouve un chauffeur de remis (taxi collectif) avec qui on a négocie le prix pour monter au Parc de Leoncito situe a 30 km de Barreal. La visite commence par un arrêt a La Pampa de Leoncito, une étrange étendue de 15km sur 3km de sable dur et craquelle comme le désert -sans doute un ancien lac asséché- , sur laquelle ne pousse rien de rien. Lorsque le vent souffle fort, on peut y faire du char a voile. Malheureusement on n a pas pu essayer car c est pas la bonne saison. On a continue ensuite sur le parc a proprement parle, pas très grand, on en a vite fait le tour : des petits canyons, une cascade, des montagnes pelées aux couleurs ocre et rougeâtre. Pour finir, on a attendu la nuit pour monter a l observatoire astronomique de Cesco, l un des deux observatoires du parc géré par l'université de San Juan travaillant sur un programme d observations liées a la théorie du big bang et l expansion de l univers. La région est connue pour la pureté de ses ciels et la faible pollution permettant des travaux scientifiques dans le domaine. L observatoire de Cesco compte 5 télescopes ; on a pu observer a l œil nu et avec les explications d un expert, la planète Mars, la Voie Lactee et d autres galaxies comme Andromède et las Nubes de Magallanes, l étoile Cruz del Sur. Le plus impressionnant étant bien sur les observations au télescope : on a pu voir Saturne et son anneau, magique ! et l étoile Sirius, la plus lumineuse visible de l hémisphère sud. Au télescope elle brillait comme un parfait diamant...


Nous repartons pour San Juan ce 11 avril au soir et continuerons notre route des demain matin pour monter sur San Augustin del Valle Fertil plus au nord.

Mendoza - 5 au 8 avril

Il y a 20 h de bus entre San Martin des Andes et Mendoza, un bus de nuit qui n est arrive qu avec 2h de retard et on a roule sur une route goudronnee tout le long, mer-veill-eux !!! Mendoza est une grande ville qui a des allures de ville mediterraneenne, de nombreux arbres et de la verdure grace au systeme de canaux d irrigation performants herites des techniques Incas et d agreables places dont la Plaza de España tres jolie avec ses lanternes et ses bancs en faience ; la ville s anime a partir de 17h. On loge sur la plaza de Chile, en plein centre, c est assez bruyant mais bon. Les temperatures ont bien remonte par rapport a la Patagonie. La region de Mendoza vit en priorite de l extraction de petrole, puis du tourisme et de l exploitation viticole. C est dans la region que sont situes les 4 plus hauts sommets de la Cordillere des Andes dont le premier est l Aconcagua, le plus haut d Amerique du Sud a 6962 m. Nous sommes alles le voir hier de plus pres... On est parti pour la journee a travers la pre cordillere, en prenant la route de l annee, appelee ainsi car elle a 365 virages. Et pas n importe lesquels... la route de terre etroite via Villavicencio qui etait l ancienne ruta 7 permettant d acceder au Chili, grimpe de maniere vertigineuse a travers la montagne. Le decor est sauvage et pele ; il ne pleut ici que l equivalent de 8 jours par an. Plein de guanacos courant dans la montagne, beaucoup plus a l aise que nous dans les tournants... On arrive au village d Uspallata au coeur d une vallee longue de 250 km enclavee entre deux chaines de montagne. C est la que le film 7 ans au Tibet avec Brad Pitt a ete tourne. La ville de 12 000 habitants vit de la production de pommes de terre et de carottes. Apres Uspallata, la route continue en direction du Chili par un canyon assez large le long de la riviere Mendoza. Superbes paysages de montagne mineral ; on continue ainsi jusqu au mirador de l Aconcagua, on est alors a 3000 m d altitude. On a de la chance, il fait tres beau et c est la face sud de l Aconcagua que l on voit. Il partait proche mais on est quand meme a 40 km, aux portes du parc de l Aconcagua qui ferme chaque annee au 15 mars lorsque les premieres chutes de neige annoncent l hiver. La route se poursuit jusqu au village tres etrange de las Cuevas ou ne vivent que 7 habitants ! C est le dernier avant le tunnel-frontiere entre Chili et Argentine. De las Cuevas, on recupere a nouveau l ancienne ruta 7 pour une ultime montee a 4200 m d altitude. Vertigineux, spectaculaire, on grimpe, on grimpe... et on domine la vallee. Arrives en haut, d un cote, l Argentine ; de l autre le Chili et une superbe statue du Christ avec les drapeaux argentin et chilien de part et d autre ; un monument erige pour la paix entre les deux pays. En redescendant, on s est arrete voir une curiosite geologique : le pont de l Inca, un pont en pierre sur lequel se trouve un amoncellement de soufre et de fer constitue par l ecoulement des eaux au fil des millenaires.

Nous avons aussi visite des bodegas (proprietes viticoles) et deguster du vin local. Le malbec -d origine francaise, de la region de Cahors- est le principal cepage cultive mais on trouve aussi du syrah, du cabernet sauvignon, du merlot, du pinot noir... Grace a ses 300 jours de soleil par an, Mendoza est la capitale argentine du vin et reconnue comme l une des premieres regions viticoles du Monde. Elle ne compte pas moins de 1500 bodegas qui representent 75 % de la production de vin argentin. On a emmene notre saucisson (on a trouve un salami local a l odeur de saucisson...) pour mieux savourer... Les vendanges ont lieu ici en mars et en avril et chaque annee en janvier a lieu le festival de la vigne, l occasion pour les producteurs de rendre hommage a la vierge des vignerons pour esperer une annee prospere. La region de Mendoza produit aussi des fruits et surtout des olives ; nombreuses fabriques d huile d olive.




Prochaine etape, Barreal, un petit village dans la Cordillere.

vendredi 2 avril 2010

San Martin des Andes - 1er au 4 avril

San Martin des Andes est un super joli village niche dans la verdure, dans le Parc National Lanin a 4h au nord de Bariloche. Pour venir, on a pris un bus qui, a partir de Villa La Angostura, a emprunte la route des 7 lacs qui passe a travers le Parc Nahuel Huapi, longe le lac Nahuel Huapi dans sa partie nord, entre dans le Parc Lanin et comme son nom l indique, permet d avoir de superbes points de vue sur une série de lacs magnifiques. Paysages de montagnes tres verdoyants, forets... Sur la moitie du trajet, la route est une piste avec plein de nids de poule voire de la boue.

San Martin des Andes est situe au bord du lac Lacar, l ambiance est cool et plutôt chic, superbes maisons en pierre et en bois, plein de bons resto qui proposent des parrillas (viandes grillées au feu de bois) et surtout les spécialités du coin : mouton de Patagonie, truite du lac et cerf (dont la chasse commence en mars), délicieux. On a loue un vélo a 2 places pour visiter le village, admirer les maisons, la rivière, le lac et faire le tour des auberges et des hostels pour échanger nos livres.
On a aussi loue une voiture pour visiter le coin et découvrir le Parc Lanin : on a pris la route de Junin des los Andes, capitale mondiale de la truite. En particulier le Rio Chimehuin qui serpente dans la verdure, est célèbre pour la taille de ses truites, certaines pouvant peser jusqu’à 10kg !!! La route qui traverse le Parc de Lanin est magnifique : on longe le lac Huechulafquen aux eaux turquoises, les montagnes sont pelées couleur ocre et très vite le cone parfait du volcan Lanin se démasque. Nous l avions déjà vu lorsque nous avions fait le trek du Villarica au Chili ; cote argentin il est plus enneige. Depuis Punta Canoa, la vue est splendide, il y a une adorable chapelle au bord du lac derrière laquelle le sommet du volcan se laisse entrevoir.

En Argentine, les chocolats chauds sont exquis : ils ne sont pas laiteux comme chez nous mais bien epais comme en Espagne. Autre spécialité : le dulce de leche (littéralement confiture de lait) qu on trouvait aussi au Chili. Ca ressemble a un carambar fondu, c est très sucre mais très bon. Beaucoup de gâteaux sont a base de dulce de leche dont un en particulier qui est rond et s appelle alfajor, on en trouve de partout. Par contre ce qui nous déplait en Argentine c est que les prix sont rarement indiques, tout simplement parce qu ils sont supérieurs pour les étrangers... même l’entrée dans les parcs nationaux est supérieure pour nous et de beaucoup : genre 8 pesos pour les Argentins et 30 voire 50 pour nous !!! Les horaires d ouverture des magasins sont pour le moins étonnants : les portes n ouvrent pas avant 9h30 ou 10h pour refermer a 13h pour une longue sieste... jusqu'a 17h. En revanche tout est ouvert tard...




Parc Lanin




Route des 7 Lacs





San Martin des Andes sera notre dernière destination en Patagonie puisque nous remontons sur Mendoza le 4 avril en fin d après midi.